Canada : La nation Lillooet ou St’at’imc

Publié le 17 Novembre 2017

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Peuple autochtone du Canada vivant en Colombie britannique et faisant partie des peuples Salish de l’intérieur ainsi que du groupe culturel du Plateau nord-ouest.

Ils vivent dans la partie sud de la chaîne côtière et dans la région du canyon du Fraser. Ils ont les caractéristiques communes des peuples de la côte nord-ouest : potlatchs, noms de clans, mythologie, prestige des riches et des généreux, totems.

canyon du Fraser Par Skookum1 at en.wikipedia — Transferred from en.wikipedia(Original text : This is my own photograph, taken winter 1996-97.), Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3198723

Population : 4500 personnes

Langue : lillooet ou st’at’imcets de la famille des langues salish de l’intérieur (famille salishan)

Leur nom veut dire oignon sauvage ou fin de piste.

Il y a deux tribus principales ou Premières Nations :

Upper St’at’imc/Upper Lillooet ou Fraser river Lillooet, vivant près de la ville de Lillooet sur le fleuve Fraser

Autodésignation : STLA’tlei-mu-wh-talk

Lower St’at’imc /Lower Lillooet ou Mont Currie Lillooet vivant près du Mont Currie dans la vallée de Pemberton et le sud de Skookumchuk- 10 réserves – 2929 hectares au sud de Pemberton- 1515 personnes. Plan quinquennal de développement économique comprenant l’agriculture, la foresterie et le tourisme.

Autodésignation : LEEL-wat-ooh = le vrai peuple.

Les Lacs Lillooet ou peuple du lac

Autodésignation : Lexalexamux ou Tsala’lhmec

Ils vivent entre le territoire des Upper St’at’imc et des Lower St’at’imc.

Leurs descendants de nos jours font partie de la Première Nation de Nquatqua (bande indienne d’Anderson) et de la Première Nation de Seton lake. 6 réserves, 1802 hectares, sur la rive nord du lac Seton.512 personnes. Ressources : foresterie, scierie, magasins, restaurant, atelier de fabrication de produits en bois.

Les bandes de Lower St’at’imc

Première Nation Lil’wat

Première Nation de Xa’xtsa ou Première Nation de Douglas

Premières Nations de Skatin à Skookumchuck Hot Springs – 10 réserves- 679 hectares à Douglas Portage- 305 personnes- Coast mountain development council.

Première Nation de Samahquam – 5 réserves, 183 hectares à Douglas Portage- 220 personnes- Coast mountain developement corporation.

Anderson lake – 804 hectares- à la tête du lac Anderson – Réserve établie en 1881 – 213 personnes

Les bandes de Upper St’at’imc

Vivant à l’ouest du fleuve Fraser à leurs origines.

N’quatqua

Tsal’alh – Shalalth

Sekw’el’was (réserves Cayoose creek, Pashilque) – 3 réserves de 687 hectares, établie en 1881. 150 personnes. Ressources : élevage de ranch, arts, artisanat, foresterie.

T’itq’et – réserve Lillooet

Nxwisten – bande indienne de Bridge river – La bande à 3 réserves d’une superficie de 3940 hectares (établie en 1881) 303 personnes. Ressources principales : gestion forestière, coopérative de foin.

Cacl’ep ou Fountain indian band – 17 réserves sur 1572 hectares au nord de la ville de Lillooet – 706 personnes. Ressources : élevage, arts, artisanat, foresterie, fabrique de bateaux.

Tsk’weylecw – Pavillon indian band – 7 réserves- 1112 hectares au nord de la ville de Lillooet, établie en 1861- 380 personnes- Ressources : usine de calcaire et petites entreprises.

Bande Lillooet (autrefois bande Fraser) 6 réserves – 700 hectares à l’ouest de la ville de Lillooet. 290 personnes

Ressources : locations de terrains et de propriétés commerciales.

tribu en 1865-Par Charles Gentile —  Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1622927 

Le site archéologique de Keatley creek sur le territoire St’at’imc dans la région de Glen Fraser recèle plus de 115 dépressions de maisons-puits ou quiggly hole ou encore kekuli, des maisons semi-enterrées dont certaines ont un diamètre de 18 à 21 mètres. C’est l’un des sites les plus vastes et étudiés du Canada. Les chercheurs pensent qu’il était habité il y a 7000 ans avant notre ère par des pêcheurs/chasseurs/cueilleurs dont le mode de vie traditionnelle est celui qu’on hérité les St’at’imc et dont voici quelques données :

Ressources

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A l’automne de grandes quantités de saumons étaient capturées et séchées le long du fleuve pour les réserves d’hiver.

Après la pêche, les hommes allaient chasser les cerfs dans les prairies alpines. A l’arrivée des premiers froids le peuple se retirait dans des villages d’hiver sur les terrasses du fleuve Fraser où étaient stockés les poissons, les viandes, les aliments végétaux pendant l’hiver. Les familles vivaient dans des maisons semi-enterrées recouvertes d’un toit en bois de forme conique, avec des sédiments empilés sur le sol pour l’isolation. L’entrée se faisait par une échelle dépassant le trou d’évacuation de la fumée du toit. Les gens devaient se tenir serrés les uns contre les autres pour conserver la chaleur lors des périodes très froides.

En mars, les femmes partaient collecter les premières pousses et bulbes de plantes sauvages comestibles, des pousses de framboisier et des oignons sauvages entre autres.

Le printemps était souvent une période où régnait la faim surtout si les réserves hivernales n’étaient pas suffisantes.

Les premiers signes des premiers saumons de printemps étaient attendus avec impatience.

Après la fonte des dernières neiges, ils collectaient les cormus de printemps, les pommes de terre des montagnes, les lys des montagnes, ils chassaient et pêchaient dans les lacs de montagne.

Au milieu de l’été ils collectaient des saskatoon et des baies au fur et à mesure du mûrissement, à basse altitude.

En fin d’été ils retournaient sur les sites de pêche de la rivière pour préparer les poissons pour l’hiver, pour un nouveau cycle ainsi que pour faire du commerce avec d’autres peuples.

La pêche au saumon était essentielle pour leur subsistance.

Le commerce et l’échange de saumon séché permettait d’obtenir des ustensiles, des bols de pierre, de l’obsidienne, de la jade et de la néphrite.

saumon quinnat- Par Dan Cook (USFWS) — http://www.flickr.com/photos/usfws_pacificsw/5456984378/in/photostream/, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15141589

Les saumons sockeye, quinnat, keta, coho étaient disponibles d’août à octobre.

Ils étaient capturés et séchés, entreposés pour l’hiver.

Les saumons quinnat et sockeye étaient préférés aux saumons chum et coho car leur saveur était plus forte et plus riche.

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La récolte et le stockage de masse ont permis la sédentarisation et l’inégalité dans les abondances naturelles ont produit les inégalités sociales. La survie hivernale dépendait de l’utilisation intensive du stockage des aliments ce qui devient plus important encore quand la population augmente.

Les technologies de stockage comprenaient les fosses de cache, les installations en surface, les paniers et les cordons.

Les hommes chassaient le gros gibier (ours, wapiti) mais aussi des lapins, castors, ratons laveur, chèvres de montagne.

Ils se frottaient le corps avec ces brindilles afin de masquer leur odeur humaine.

Les femmes récoltaient des racines, des baies, qui étaient ensuite mises à sécher pour les réserves.

Par Leoboudv — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9417742

Les matières premières utilisées étaient l’écorce, le tule, le bois, les peaux, les parties d’animaux.

Pour la pêche étaient utilisés les filets, les déversoirs, les lances et les pièges.

Pour la chasse, parfois les hommes étaient assistés de chiens. Les outils comprenaient les arcs et les flèches, les pièges de différentes tailles.

Organisation sociale

Toxspulaux. St’at’imc . 1913

Ils sont organisés en divisions supérieures et inférieures, chaque division est composée de bandes d’un ou plusieurs villages. Chaque village représenté un clan avec un chef héréditaire. Il y a d’autres chefs qui sont les chefs de guerre, le chef de chasse, les orateurs, les hommes riches et généreux.

Les jeunes garçons au moment le l’adolescence subissaient un rite de passage composé d’un jeûne et de prouesses d’endurance physique. Ils devaient partir en quête d’esprits gardiens à travers la quête de visions ou des rêves ceci afin que les esprits leur donnent de la chance et des compétences.

Les filles au moment de leur puberté étaient mises en isolement et devaient se plier à des tabous alimentaires et comportementaux.

Le peuple avait un système de caste et détenait des esclaves.

Les potlatchs commémoraient des évènements spéciaux du cycle de vie, l’animateur augmentait alors sont prestige en distribuant des cadeaux.

Les morts étaient enveloppés de robes tissées d’herbe ou de fourrures et placés dans des fosses peintes ou des tombes bordées d’écorces ou de matelas. Les tombes étaient marquées de poteaux mortuaires sculptés des totems du clan (esprit et associés mythologiques).

Habitat

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Les loges d’hiver étaient construites par les hommes, en écorces de cèdre, et de terre sur un cadre en bois, creusées dans le sol. Le sol était couverte de branches d’épicée. Un totem du clan était sculpté sur le pôle central ou sur le pôle extérieur. Il y avait de grandes maisons en rondins et en planches qui abritaient entre 4 à 8 familles.

Les ustensiles comprenaient des objets en bois, des sacs en écorce, herbes tressés et peaux, des bâtons à fouir en corne de mouton ou en bois de cerf.

Les Lillooets étaient de grands commerçants dans la région du bas Fraser.

Ils étaient des intermédiaires principaux pour le commerce côtier.

Ils exportaient des peaux d’animaux, des écorces de cèdre, des baies, de la laine de chèvre, ils importaient des produits de la mer, des coquillages, du saumon, des pirogues et des esclaves.

Les hommes étaient connus pour leurs compétences de sculpteurs sur bois et sur la pierre à savon sculptée à des fins artistiques (sous la forme de personnes assises tenant un bol).

Les femmes décoraient les vêtements avec des piquants de porc-épic, elles fabriquaient également des paniers enroulés décorés avec des motifs géométriques et colorés naturellement.

Les hommes fabriquaient des canots pour naviguer sur les cours d’eau locaux, des raquettes pour les voyages d’hiver.

Les chevaux seront acquis par les peuples salish au milieu du 18e siècle.

source et wikipedia

Article complémentaire

Etats-Unis : Les peuples autochtones du Plateau nord-ouest

Les traductions pour le peuple Lillooet

Les St’at’imc ou Lillooet

Obsèques des St’at’imc

Culture St’at’imc ou Lillooet – Keatley creek

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