Brésil – Le peuple Sapanawa (peuple isolé du Rio Envira)

Publié le 16 Septembre 2019

Peuple isolé qui a débuté les premiers contacts avec le monde « civilisé » en 2014, ils venaient apparemment du Pérou, fuyant des massacres perpétués probablement par des trafiquants de cocaïne.

Autodésignation : Sapanawa

Autres noms : Isolés de l’ Alto Rio Envira, AM (DAI/AMTB 2010.76), Isolés du Riozinho/Envira. Sapanahua du Xinane.

Population : Maximum 50 personnes. Ils ont dit qu’ils ont toujours une grande famille en amont du Xinane, qui n’est pas encore partie.

Lieu : Le fleuve Envira baigne les états d’Acre et d’Amazonas, il est né à Serra da Contamana, en territoire péruvien, et a une extension de 512 km.

Terre Indigène où ils vivent à présent

Terre Indigène Kampa et Isolés du rio Envira, Acre, 232.795 hectares, traversée par la rivière Envira à la frontière avec le Pérou, contiguë au Parc National de l’Alto Purus. La T.I est homologuée et enregistrée no CRI et SPU et partagée avec les Asháninka.

Total dans la T.I :  283 personnes (Iglesias e Aquino 2005).

Langue : Selon la FUNAI, leur langue appartient à un sous-groupe de la famille linguistique Pano.

Histoire : Trois Indiens, puis sept autres ont pris contact avec les Indiens Ashaninka du village de Simpatia dans la T. I. Kampa, en juillet 2014. Ils ont dit que leur groupe avait subi des violences sur le territoire péruvien, en amont du fleuve Envira. Ils ont reçu des soins médicaux contre la grippe. Ils ont besoin de médicaments contre la grippe et d’autres maladies. Ils veulent tout apprendre, de la conduite d’un bateau à moteur à la conversation avec des parents sur la radio de la base. 

traduction carolita du site

Isolados do Alto Rio Envira

Autodenominação: Sapanahua. Outros Nomes: Isolados do alto rio Envira, AM (DAI/AMTB 2010.76), Isolados do Riozinho/Envira. Sapanahua do Xinane. População: No máximo 50 pessoas. Eles falaram qu…

https://brasil.antropos.org.uk/ethnic-profiles/profiles-i/267-76-isoladosaltorioenvira.html

ci-dessous la traduction d’un article de 2014  de l’ONG Survival : 

Le Pérou critiqué pour ne pas avoir protégé ses citoyens les plus vulnérables

Plusieurs semaines après l’apparition de sept Indiens isolés le long de la frontière entre le Brésil et le Pérou, d’autres Indiens isolés ont établi leur premier contact avec des agents du gouvernement brésilien. Ils dénoncent qu’ils fuyaient des attaques au Pérou.
FUNAI/Survival


Une deuxième vague d’Indiens isolés très vulnérables a pris contact avec des étrangers dans la forêt amazonienne brésilienne, quelques semaines seulement après que des experts brésiliens aient tiré la sonnette d’alarme sur la possibilité d’un « génocide et d’une « extermination » d’une tribu isolée. Le groupe, composé d’environ deux douzaines d’autochtones, comprendrait des hommes, des femmes et des enfants. Ils auraient fui les attaques des envahisseurs au Pérou. 

Selon le ministère brésilien de la Santé, les Indiens sont en bonne santé et résident dans le poste de surveillance « Xinane » du gouvernement.

Ce contact fait suite à un incident similaire survenu fin juin 2014, lorsque sept autochtones de la même tribu ont pris contact avec la communauté autochtone sédentaire Asháninka et des agents de la FUNAI, le département des affaires autochtones du gouvernement brésilien, dans l’État d’Acre le long de la frontière péruvienne. Les Indiens ont reçu un traitement médical d’urgence pour une infection respiratoire aiguë et ont été brièvement maintenus en « quarantaine » avant de retourner dans la selva avec leur communauté.

Des chercheurs ont critiqué l’absence de protection des terres des Indiens isolés du Pérou, à la suite d’informations fournies par des Indiens qui prétendent avoir été brutalement attaqués et que leurs parents âgés ont été « massacrés » par les envahisseurs de leurs terres ; on pense que les attaquants sont des trafiquants de cocaïne. Alors qu’en mars 2014, les autorités brésiliennes et péruviennes ont signé un accord de coopération pour protéger les terres des peuples autochtones isolés de la région, les exploitants forestiers illégaux, les trafiquants de drogue et les compagnies d’hydrocarbures continuent de mettre la vie des peuples autochtones isolés en danger extrême de violence et de maladie.

Indiens isolés qui ont établi leur premier contact avec des étrangers à la fin juin 2014. Ils ont dû être traités pour des infections respiratoires aiguës qui pouvaient décimer leur tribu.
FUNAI/Survival

Un interprète présent lors du premier contact a dit : «  La plupart des anciens ont été massacrés par les Blancs péruviens, qui leur ont tiré dessus et mis le feu aux maisons des isolés. Ils ont dit que beaucoup de personnes âgées sont mortes et qu’ils ont pu enterrer jusqu’à trois personnes dans la même tombe. »

Nixiwaka Yawanawá, un Indien amazonien de l’État d’Acre, a déclaré : « Cela m’attriste de voir que mes parents sans contact sont menacés d’extermination et que le Pérou n’a pas pris ses responsabilités. Les autorités brésiliennes et péruviennes doivent fournir les fonds nécessaires pour les protéger, tant que nous sommes encore en mesure de le faire, faute de quoi davantage de personnes innocentes seront anéanties aux yeux de l’opinion publique internationale. »

Carlos Travassos, directeur de l’unité indigène isolée de la FUNAI, a déclaré à Amazonia Blog : « C’est peut-être la dernière fois que nous voyons ces jeunes gens ; demain ils auraient pu mourir de maladie ou de coups de feu. »

Les peuples autochtones isolés sont les sociétés les plus vulnérables de la planète. Ils n’ont que peu ou pas d’immunité contre les maladies courantes, comme le rhume, la grippe ou la rougeole, et pourraient être anéantis par la propagation d’épidémies ou la violence d’étrangers qui envahissent leurs terres.

Plus de 11 000 personnes ont envoyé une pétition par courriel demandant au Pérou et au Brésil de protéger de toute urgence les terres des peuples autochtones isolés.

Stephen Corry, directeur de Survival International, le mouvement mondial pour les droits des peuples indigènes et tribaux, a déclaré aujourd’hui : « Les témoignages de ces peuples indigènes sur le meurtre de leurs familles et l’incendie de leurs maisons sont déconcertants. Apparemment, ces événements se sont produits du côté péruvien de la frontière, probablement des mains de bûcherons illégaux et de trafiquants de drogue dont la présence dans la région est connue depuis des années. De quoi le gouvernement péruvien a-t-il besoin pour protéger efficacement le territoire de ces peuples ? »

traduction carolita

Más indígenas aislados emergen en Brasil huyendo de ataques en Perú

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