Canada : La nation Secwepemc

Publié le 5 Mai 2015

Canada : Les Secwepemc

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Première nation comprenant 17 bandes occupant la partie centre-sud de la province de Colombie britannique, dans la région nord et est de la ville de Kamloops.

On peut les trouver aussi sous le nom de Shuswap.

Secwepem se prononce : Elle-WHEP- m.

Population : 6500 personnes (1990)

Langue : le secwepemctsin, de la famille des langues salish

Voir ce site ICI (en anglais)

Ils font partie du groupe linguistique dénommé Salish de l’intérieur regroupant des peuples autour de caractéristiques linguistiques, culturelles et ethnographiques dont les dialectes sont communs. Le mot « intérieur » de la dénomination de ce groupe vient en opposition à celui des Salish de la côte. Ces peuples vivent dans le sud de la Colombie britannique, le nord des états de Washington, Idaho, Montana aux EU. On trouve également dans ce groupe la nation Cœur d’Alène, les Pend d’oreilles, les Têtes plates, les Okanagan etc..)

Canada : Les Secwepemc
« ShuswapLake » by The Interior – Own work. Licensed under CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons –
https://www.aptnnews.ca/national-news/travelling-the-pipeline-why-the-secwepemc-nation-is-crucial-for-the-trans-mountain-pipeline/

Les bandes

Shuswap nation tribal council (SNTC)

  • Sexqeltqin (Adams Lake)
  • Kamloops
  • Kenpesq’t (Shuswap)
  • Quaaout (Little Shuswap)
  • Neskonlith
  • Splats’in (Spallumcheen)
  • St’uwtews (Bonaparte)
  • Skeetchestn
  • Whispering pines (Pelltiq’t)
  • Simpcw (North Thompson)

Northern Shuswap tribal council (CENS)

  • Tsq’escen (Canim lake)
  • Xats’ull
  • Cm’etem’(soda creek, Deep creek)
  • Stswecem’c /Xgats’tem (Canoe creek, Dog creek)
  • T’exelc (Williams lake)

Bandes non affiliées

  • Ts’kw’aylaxw (Pavillon)
  • Esketemc (Alkali lake)
  • Llenlleney’ten (High bar)

La langue est le dénominateur commun des bandes qui ont par ailleurs des coutumes parfois différentes.

Les fléaux de la colonisation

Comme c’est le cas pour chaque peuple lors de la colonisation, un grand nombre de décès sont à mettre sur le dos des premiers contacts avec l’apparition d’épidémies inconnues encore des systèmes immunitaires des indiens.

C’est le cas de l’épidémie de variole qui de 1862 à 1864 a décimé un tiers de la population secwepemc.

Les indiens ont été victimes également de la sinistre expérience des pensionnats autochtones mis en place par les autorités canadiennes afin de couper les enfants de leurs valeurs et traditions familiales et qui, pour certains d’entre eux (une grande majorité) c’est révélé une expérience traumatisante à bien des points de vue, une expérience perturbant à jamais leur vie d’adulte ainsi que celle de leurs descendants.

Voir ci-dessous un article complet :

Canada : Les pensionnats autochtones, pensionnats de la honte

Canada : Les Secwepemc
image guerrières Secewepemc

Le territoire, les traces du passé, les luttes pour le respect des sites sacrés

Le territoire recouvre 180.000 km2, la plupart des terres ont été détruites par l’exploitation forestière, l’exploitation minière et l’afflux des touristes. Avant la colonisation le territoire était bien plus important.

Le chemin de fer et les routes sur le territoire Secwepemc ont profané des lieux sacrés des premières nations et en 2004 des restes humains ont été déterrés à deux reprises à Prichard.

Une maison semi-enterrée à également été découverte.

En 2000, les militants indigènes ont protesté contre l’expansion de Sun Peaks resort. Des indiens ont été arrêtés et aucune résolution n’a permis de régler le conflit.

Canada : Les Secwepemc

En avril 2006 le mouvement Native youth mouvement Secwepemc a organisé une manifestation de protestation au bureau Remax immobilier à Sun Peaks. Sur une bannière, une indienne avec des menottes représentant les 5 anneaux des jeux olympiques.

Leurs revendications : protéger Swelwek’welt et le titre et les droits des autochtones.

Le peuple est un ancien peuple nomade qui vivait une partie de l’année dans des maisons semi-souterraines et se déplaçait à la recherche de nourriture plus abondante les mois d’hiver

En se retrouvant dans des réserves ils ont dû se sédentariser et abandonner une partie de leurs traditions

Des preuves archéologiques du peuple remontent à environ 5000 ans : des pictogrammes à Mahood lake sur le territoire d’origine de la bande de Canim lake ainsi que dans la région de Soda Creek (Cariboo) des preuves archéologiques datées au carbone de 4300 ans.

La catastrophe de la mine du mont Polley (région de Cariboo)

C’est l’une des plus grandes catastrophes écologiques de l’histoire moderne du Canada. Suite à l’effondrement du barrage qui retenait les déchets et qui a craché des millions de litres de déchets miniers toxiques dans le bassin hydrologique, les lacs et les frayères de saumons Secwepemc.

Sourcehttps://www.youtube.com/embed/r638y5U6qdw?wmode=transparent

Mode de vie traditionnel

Les ressources étaient fournies par la chasse, la pêche et la cueillette.

La pêche au saumon était une source importante de protéines, celui-ci était séché pour être stockés en réserves et perché dans des caches élevées dans les branches d’un sapin.

Pour pêcher ils utilisaient des harpons sophistiqués, des déversoirs et des pièges.

Après l’arrivée des premiers colons, la pêche au saumon traditionnelle est gravement compromise. Par exemple le barrage de Grand Coulee sur le fleuve Columbia va provoquer la perte de plus de 1000 miles de frayères.

Les plantes médicinales, la cueillette

Le peuple avait également d’importantes connaissances botaniques. Les campements se déplaçaient au gré des saisons pour favoriser les récoltes de baies et de racines

En 1999, est créé le jardin ethnobotanique Secwepemc pour préserver la langue, la culture et les connaissances des plantes indigènes.

Canada : Les Secwepemc

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Les maisons semi-souterraines, les kekulis.

Les kekulis ou maisons de fosse semi-enterrée étaient les maisons traditionnelles d’hiver. Des journaux couvraient la zone creusée et sur des armatures de branchages était posé le toit fait avec de l’herbe, des aiguilles de pin, des écorces de cèdre et de la terre cela permettait d’obtenir une bonne étanchéité et de garder la chaleur.

L’entrée et la sortie se faisaient à travers le trou ouvert pour la fumée dans le plafond. Pouvaient y tenir de 15 à 30 personnes soit bien souvent l’équivalent d’une famille élargie.

La mémoire chantée

Pour transmettre aux jeunes les connaissances ancestrales et traditionnelles, le chant est un excellent support ludique et adapté à tous et qui s’associe aux histoires racontées pour plus d’efficacité.

Dans cet article passionnant, on peut se rendre compte de toutes les composantes du chant et de ses accessoires qui permettent la transmission mais aussi de tout ce qui concerne le vocabulaire et de son efficacité.

La mémoire chantée des Secwepemc/Shuswap(Colombie britannique, Canada)

Pour les Secwepemc, chanter et parler sont les deux voies par excellence de la transmission orale de leurs savoirs ancestraux aux jeunes générations. Il s’agit de deux voies complémentaires et …

http://ethnomusicologie.revues.org/957

Un site http://www.landoftheshuswap.com/index.html

Sources : chrip’lautre http://www.firstnations.de/development/secwepemc.htm

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