Canada : La nation Sekani

Publié le 15 Novembre 2017

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Peuple autochtone de Colombie britannique qui fait partie des Premières Nations, locuteurs d’une langue athapaskane.

Langue tsek’ene dene = peuples des rochers, de la famille athapaskane.

Sekani est une anglicisation du terme

Peuple lié aux Castors et aux Kaska.

Le territoire traditionnel était constitué des bassins de la rivière Parsnip (rivière de la Paix) et de la rivière Finlay en Colombie britannique.

Au 18e siècle ils connaissent une expansion du peuple Shuswap sur leur territoire. Des groupes se déplacent vers l’ouest au 19e siècle pour aller vers des zones bordant l’océan pacifique, le lac Bear et le nord lu lac Takla pour avoir accès au saumon. Ils abandonnent le territoire oriental.

Au 18e siècle il y avait environ 3000 Sekanis, 200 au début du XIXe siècle.

Ils sont peut-être originaires des montagnes, ils sont chassés vers l’ouest par les Cris, ils étaient sans doute les alliés des Castors.

En 1805 la compagnie du nord-ouest établit deux postes de traite dont Trout lake (Fort McLeod). Des forts continuent d’être érigés les décennies qui suivent. Cela provoque le déclin du peuple en raison de l’abus d’alcool et des maladies infectieuses.

En 1861 c’est la ruée vers l’or de la Omineca.

En 1870 plus de 1000 trappeurs et mineurs blancs occupent le territoire des Sekanis, cela provoque la dégradation de l’environnement, le déclin des ressources naturelles dont le gibier principalement apportant en plus des autres problèmes rencontrés par les Sekanis la malnutrition, la sous-alimentation. Le groupe diminue fortement.

De plus, avec leurs armes rustiques en pierre, ils ne peuvent concurrencer leurs ennemis Cris et Beavers qui sont équipés d’armes à feu.

A partir de 1870 les missionnaires actifs dans la région s’ajoutent à leurs soucis.

Au tournant du siècle deux groupes se forment les T’lotona (Sasuchan et Gitksan) et la bande de Davie (Otzane).

Dans les années 1960 un grand barrage est créé et provoque le déplacements des bandes séparant les groupes Sekanis traditionnels.

Religion

Les jeunes garçons vont passer un moment dans le désert en quête de visions pour acquérir des guides surnaturels pour leur existence future. Ces guides sont associés aux animaux ou aux oiseaux. Les femmes ne deviennent pas soigneuses ou guérisseuses mais elles peuvent acquérir en rêvant le pouvoir de prédire l’avenir.

La maladie est considérée comme causée par la perte de l’âme, la rupture d’un tabou ou la malice.

Organisation sociale

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Les bandes sont dirigées par un chef qui a une petite autorité.

Les bandes régionales au 19e siècle sont Sasuchan- Yutuwichan et Tsekani.

D’autres groupes pouvaient être également les indiens de Meadow et Baucanne.

Les Sekanis observaient des divisions matrilinéaires.

Les enfants étaient nourris au sein jusqu’à l’âge de 3 ans.

A la puberté les filles étaient isolées dans une cabane menstruelle et obligées d’observer des tabous alimentaires et comportementaux, ceux-ci étaient conçus pour les éloigner des hommes et des animaux.

Les garçons jeûnaient et partaient en quête de visions.

Les hommes pouvaient avoir plus d’une femme surtout si elles étaient soeurs.

Les hommes nouvellement mariés servaient leurs beaux-parents pendant un an ou plus, ils vivaient séparément d’eux.

Les morts étaient enterrés partiellement dans le sol ou recouverts d’une hutte de branchages et incinérés plus tard.

L’habitat était constitué d’une loge conique couverte d’écorces d’épinette et plus tard de peau d’orignal. Il y avait aussi des cabanes couvertes de  broussailles et des cabanes menstruelles.

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Régime

L’essentiel du régime comprenait du gros gibier : orignal, caribou, mouton de montagne, ours.

Mais aussi des porc-épic, des castors et des marmottes.

Ils pouvaient aller chasser le bison à partir de 1800 dans les contreforts de l’est et les plaines.

La viande était bouillie, rôtie ou séchée à la fumée.

Quelques baies, des bleuets, des volailles complétaient le menu.

Les poissons principaux comprenaient les truites et les corégones, ils étaient parfois pris la nuit dans des canots avec de la lumière produite par des torches de pin.

La nourriture excédentaire était accrochée dans des caches dans les arbres.

Ils échangeaient de la viande avec les Carriers.

Les outils de chasse : arcs et flèche, bâton composé d’une mâchoire d’orignal, lance, pièges et filets en fibres d’ortie, crochets en os, lances et barrages pour la pêche.

Les outils étaient en os, en bois en pierre.

Les bébés étaient transportés dans des sacs doublés de fourrure de marmotte ou de lapin.

Leurs vêtements étaient ornés de piquants de porc-épic et de poil d’orignal.

Les ennemis de guerre étaient les Cris, les Castors et les Shuswap.

De nos jours il y a 3 bandes

image bande Mcleod

Kwadacha- McLeod – Tsay -keh-Dene.

La Première Nation Takla lake (Transporteur) comporte de nombreux membres descendants des Sekanis.

Première Nation  de Kwadacha de Fort Ware (ex bande indienne de Fort Ware)

Première Nation de McLeod

Première Nation des Tsay-Keh-Dene

Takla lake, fusion entre la North Takla band et la Fort Connelly band en 1959.

Source 1 + wikipedia

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