Bolivie : Le peuple Sirionó

Publié le 1 Mars 2016

Bolivie : Les Sirionó

image

Peuple de l’Amazonie bolivienne dont la langue fait partie des 37 langues officielles de la Bolivie.

Ils sont historiquement proches des Yuqui et des Guarayo.

Population : environ 800 personnes

Langue : sirionó, du groupe tupi-guarani

La langue est menacée d’extinction selon les critères de l’unesco.

Autodésignation : mbia = le peuple

Les bandes traditionnelles comptaient moins de 100 personnes toujours en mouvement sur un vaste territoire. Les relations entre les bandes étaient pacifiques. Chaque peuple était dirigé par un chef (ererekua), un poste qui était héréditaire.

Bolivie : Les Sirionó

Les bandes traditionnelles comptaient moins de 100 personnes toujours en mouvement sur un vaste territoire. Les relations entre les bandes étaient pacifiques. Chaque peuple était dirigé par un chef (ererekua), un poste qui était héréditaire.

On pense qu’ils ont migré depuis les territoires de l’actuel Paraguay et du sud du Brésil avant 1470.

Ils étaient nomades jusqu’au début du XXe siècles, ils vivaient sur une zone à la limite des départements de Beni et de Santa Cruz, vivant de la chasse, de la pêche et de la collecte de fruits des bois.

Au cours du XXe siècle, les agriculteurs capturent et asservissent certains Sirionós. Ceux-ci cherchent alors le contact avec la société car dans les années 1924/1925 ils ont connu des conflits territoriaux avec les indiens Ayoreo qui avaient été déplacés au nord à cause de la présence des villes sur la rivière Pilcamayo. Les Sirionó ont été en grande partie décimés par ce contact.

Ils sont regroupés par les missionnaires au sein de missions catholiques selon leur langue. Certains dans les missions de Santa Rosa et Buena Vista avec des indiens Chiriguanos. D’autres en 1921 dans la mission Yuracaré de San Antonio del Chapare par les moines franciscains.

Dans la mission Guarayo de Santa Maria en 1927 un groupe est affecté par les maladies.

En 1932 une mission évangélique de l’église de l’évangile quadrangulaire établit un village nommé Ibiato.

En 1937, création par l’administration bolivienne de l’école de Casarabe qui scolarise 360 Sirionós.

Des familles s’installent dans de grandes estancias d’élevage bovin, d’autres continuent la vie nomade dans la forêt.

Ils ont un territoire communautaire d’origine (TCO) au sud est du Beni qu’ils partagent avec les communautés d’Ibiato et de Pata de Aguila.

Bolivie : Les Sirionó

image

Ressources

Ils collectent le miel sauvage, ils pêchent et chassent ainsi que pratiquent l’agriculture (patate douce, manioc, maïs, papaye, coton, roucou, tabac à priser).

Ils chassent les cerfs, les singes, les pécaris, les agoutis, les tatous, les alligators. Le statut de chasseur était très recherché au sein de leur société, c’était d’ailleurs le seul moyen d’être reconnu. Il est mentionné dans les registres concernant les Sirionó que ce peuple pouvait chasser jusqu’à 56 espèces différentes d’animaux. La chasse était pratiquée avec des arcs et des flèches de grande taille exigeant une sacrée force pour s’en servir.

Ils pêchent les tortues, ils cueillent les fruits de palmier (motacu) et cultivent également en cultures de base le riz et les bananes.

Certains de leurs produits sont vendus : miel, lait, bois de chauffage et de construction.

En 1990 , ils obtiennent un titre de propriété collectif sur un territoire de 62.000 hectares après un mouvement indigène. Les terres sont néanmoins menacées par les grandes propriétés qui élèvent les bovins et par l’axe routier Trinidad-Santa Cruz.

Un conseil du peuple Sirionó les représente. Il est rattaché à la centrale des peuples indigènes du beni(CPIB) elle-même rattachée au niveau national à la CIDOB.

Ils fabriquent un artisanat utilitaire : paniers, tuyaux d’argile, colliers, hamacs en fibres.

Bolivie : Les Sirionó

Relations sociales

Les mariages préférés étaient ceux entre cousins croisés. Le couple marié partait vivre avec les parents de la femme que le mari devait aider(uxorilocalité). Il existait une relative liberté des femmes dans les activités sociales et le sexe. La polygamie était courante surtout avec les sœurs. Acutuellement la monogamie domine sous l’influence des missionnaires.

Les femmes ont un rituel d’initiation entre 10/12 ans. Les filles d’un même groupe d’âge sont isolées en fort, on leur coupe les cheveux, on les baigne dans le ruisseau et on les prépare à leur future vie d’adulte.

Les mariages entre cousins croisés sont étudiés par les anthropologues. Ces mariages pratiqués par le peuple de façon traditionnelle ont apporté des malformations congénitales comme le pied bot. Ils ne souffrent pas pour autant dans leur société et dans la société de discrimination particulière en raison de cela.

sources : pueblo indigena.com, wikipedia

%d blogueurs aiment cette page :