Brésil : Le peuple Xokó

Publié le 4 Juin 2020

Figura 2: Apresentação do Toré aos visitantes (9 de setembro de 2011).

Le peuple Xokó vit dans les villages Ilha de São Pedro et Caiçara, situés dans la municipalité de Porto da Folha, Sergipe. La majorité de la communauté vit sur l’île de São Pedro. C’est la seule communauté indigène reconnue dans l’état de Sergipe.

Population : 340 personnes (2014)

Langue : portugais

Terre Indigène

  • T.I Caiçara/Ilha de São Pedro – 4316 hectares, 340 personnes, réserve homologuée dans le Sergipe. Ville : Porto da Folha.
porta da folha sergipe Por André Koehne – File:Sergipe MesoMicroMunicip.svg, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5999723

Histoire

Au XVIe siècle, les Jésuites avaient déjà identifié l’existence d’indiens sur l’île de São Pedro. Vers 1758, la chapelle de São Pedro a été construite par les Capucins, qui ont également construit un hospice. Au XVIIe siècle, les indiens de la mission de São Pedro ont obtenu le domaine reconnu sur leurs terres, qui aurait été donné par Pedro Gomes, l’institut de la morgue de Porto da Folha. La tentative de rendre la donation des terres nulle et non avenue a commencé en 1745 et ne s’est terminée qu’en 1979. Au milieu de l’année 1979, les Xokó, dans un processus de reconquête de leurs terres, reprennent l’île de São Pedro et y installent leur village. Depuis qu’ils ont commencé à se battre pour récupérer leurs terres, les indigènes ont toujours revendiqué Caiçara, un village sur les rives du São Francisco dans l’État de Sergipe. Enfin, au milieu des années 90, la FUNAI a homologué la T.I Caiçara, annexant l’île de São Pedro, constituant ainsi la terre indigène de l’ethnie Xokó. (Blog FUNAI Alagoas)

La population Xokó compte aujourd’hui environ 400 personnes, représentées par le Cacique, chargé de la conduite des affaires matérielles, administratives et sociales de la communauté, et le Pajé, qui dirige les rituels sacrés.

Les rituels, le Toré, les pratiques traditionnelles

Au cours des siècles de contact, les Xokó se sont vus dépossédés de leur territoire et discriminés pour leur culture, ce qui a généré de grandes pertes. Le Rituel d’Ouricurí, tel qu’il est vécu par d’autres groupes ethniques, a presque disparu et se revitalise aujourd’hui. La pratique du Toré, une danse rituelle incarnée dans la pratique de l’Ouricurí, qui outre son caractère rituel représente l’aspect social et ludique caractérisé par ses costumes typiques et ses peintures corporelles propres à chaque ethnie, a été préservée, et est pratiquée avec une certaine fréquence.  En plus des traditions indigènes, la communauté a incorporé des éléments africains, , en raison de la coexistence avec les noirs esclaves, avec lesquels ils sont également liés et mélangés. (Blog de Funai Alagoas).

C’est le chaman (pagé) qui réalise les rituels sacrés et qui connaît les actes de guérison.

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Vie sociale, artisanat et moyens de subsistance

Le conseil tribal est composé de certaines familles de la communauté et il aide le cacique à prendre des décisions importantes pour la communauté.

L’artisanat est la caractéristique la plus frappante de ce peuple, elle consiste en de la poterie qui est une activité très importante et une des rares à être maintenue. La réalisation de la poterie est l’oeuvre des femmes mais le procédé de récolte de l’argile et la préparation est le travail des hommes. Cet art est devenu de nos jours une source importante de revenus.

Leur subsistance est assurée par l’agriculture (maïs, haricots, manioc, coco, coton), l’élevage de chèvres et de moutons, la pêche artisanale dans les lagunes riveraines du fleuve São Francisco.

source : pib.socioambiental.org

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