Nicaragua/El Salvador : Le peuple Matagalpa ou Cacaopera

Publié le 1 Septembre 2021

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Peuple autochtone vivant au Nicaragua et a El Salvador

Région Amérique centrale

Pays : Nicaragua département de Matagalpa, El Salvador, département de Morazán

Nom du peuple : Cacaopera-Matagalpa au Nicaragua

Cacaopera à El Salvador

Autodénomination : Nicaragua : Matagalpa

El Salvador : Cacaopera

Autres noms : Kakawira, Ulua

Famille  linguistique : misumalpa, langue éteinte

Dans la langue d’origine le nom cacaopera veut dire verger ou mur de cacao

Langue d’usage : espagnol

Population

Nicaragua : 15.240 personnes

El Salvador : 4165 personnes

Localisation

 Au Nicaragua

cacaopera n° 7

La chefferie de Matagalpa s’étendait au sud jusqu’aux terres de Sébaco, dont le siège d’origine était situé près du Río Viejo, et au nord jusqu’aux chefferies de Jinotega et d’Olomega ; Les villes qui composent aujourd’hui le département de Matagalpa ont été fondées ou érigées au troisième siècle de la Colonie, à l’exception de Sébaco, qui est aussi ancienne que Muy Muy et Matagalpa elle-même.

La société précolombienne nicaraguayenne dont sont issus les Cacaopera était organisée socialement en plusieurs groupes.

Le premier groupe était composé des caciques, des anciens, des prêtres et des guerriers. Ils dominaient les tribus.

Le deuxième groupe était composé de fonctions subalternes, fermiers, artisans.

Le troisième groupe était composé des serviteurs et des esclaves.

Le tout était dirigé par un cacique conseillé par le conseil des anciens.

Le conseil des anciens était élu pour de courtes périodes de quatre lunes, de sorte que le plus grand nombre de citoyens caractérisés exerçaient ces hautes fonctions.

Mode de vie et culture

Ils étaient nomades, chassaient, pêchaient et cueillaient des fruits sauvages.

Le mariage était libre, décidé par les époux quoique il pouvait également être arrangé par les familles des époux, c’est-à-dire par convention.

On ne pouvait avoir qu’une seule épouse, à l’exception du cacique qui pouvait avoir autant d’épouses qu’il le souhaitait, mais pour la succession de son autorité, seule la première à s’engager dans l’union fournissait des héritiers légitimes à son autorité.

Le divorce n’existait pas en tant qu’institution officielle ; Mais en cas d’infidélité de l’épouse ou de double mariage de l’homme, l’abandon était permis en faveur de l’épouse innocente, avec une punition pour les offenseurs ou les délinquants.

Le gouvernement des villes ou des partialités était confié aux « Calpulli », une institution autochtone similaire aux municipalités actuelles, à l’exception du fait que ses fonctions étaient strictement urbaines ou sans juridiction rurale. Les membres des « Calpulli » étaient élus par vote populaire direct et leurs principales attributions étaient les suivantes : 1 – L’ordre des citoyens et la défense de leurs intérêts ; 2 – L’administration du tianguez ou Marché ; 3 – L’imposition de sanctions mineures – à ceux qui troublaient l’ordre et la tranquillité du peuple et manquaient de respect à l’autorité Les femmes étaient privées de tous les droits citoyens.

Dans la hiérarchie, la deuxième autorité était le capitaine de guerre ou chef des armées et des armes, élu par le conseil des anciens

Le cacique était chargé de célébrer les rites civils, religieux et les mariages.

La religion était polythéiste, ils vénéraient l’air, le tonnerre, la foudre, les pluies, les récoltes , le cacao.

Economie

L’agriculture était l’économie prédominante : plantes horticoles, céréales, canne à sucre, café, arbres fruitiers. D’autres cultures étaient maïs, haricots, manioc, légumineuses, tabac, coton, courges. La culture principale était celle du cacao.

Elevage de bovins, porcs, chevaux et volailles.

Les maisons étaient fabriquées de boue et de paille, à présent elles sont en bois, adobe, briques avec un toit en taule.

La principale danse s’appelle la danse des emplumés, elle est d’origine coloniale. Les danseurs portent une coiffure composée d’un casque décoré de plumes formant une coupe.

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Organisation autochtone

Au niveau local, à Matagalpa, ils sont représentés par la Communauté indigène de Matagalpa (CIM). Leurs autorités sont un Cacique, un Maire de Vara et un Conseil d’administration, tous élus par le Conseil des Anciens.

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A El Salvador

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Dans les départements de Morazán et La Uunión

C’est le 2e plus grand groupe indigène du pays. Le peuple Cacaopera vient du Nicaragua. Ils sont souvent confondus avec les Uluas qui étaient un autre groupe ethnique installé dans la partie orientale d’El Salvador.

Dans la région où se sont implantés les Cacaoperas, la culture dominante était le cacao, cette région était également caractérisée par des danses au soleil et à la terre-mère.

Les premiers Cacoperas arrivent au Salvador actuel à l’époque classique, aux Ve et VIIe siècles et se situent dans les départements de San Miguel, La Unión, Morazán et la municipalité de Jucuarán dans le département d’Usulutá.

Des vestiges importants de leur culture se trouvent dans des sites archéologiques précolombiens dans les grottes d’Unamá, Xualaka, Yarrawalaja et Siriwal (présence de peintures rupestres des ancêtres). La grotte de Xualaka est considérée comme le site dominant et principal alors qu’Unamá et Yarrawalaja sont considérés comme des centres cérémoniels.

Langue : cacaopera (connue aussi sous le nom d’ulua), langue misumalpa proche de la langue miskito et du sumo, les deux du Nicaragua. Des efforts sont faits pour maintenir l’identité indigène vivante et compiler certains mots de cette langue. Selon Miguel Angel Amaya, il y aurait 3000 mots compilés.

La danse des emplumés remonte à l’époque coloniale, elle est probablement née de la joie suite à la construction d’un temple. Les chefs vêtus de plumes se rassemblèrent pour la célébration.

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Les danseurs s’expriment au rythme des violons ; guitares et tambours. Le festival est célébré entre le 15 et le 17 janvier, il est accompagné d’une fête religieuse, de défilés dans les rues. Le dernier jour, les danseurs sont accompagnés d’hommes masqués, les tapojiados.

sources http://www.pueblosindigenaspcn.net/territorios/matagalpa, https://wikisivar.com/la-cultura-cacaopera/, ecured

source sur les vestiges à el salvador 

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