Cosmovision Mapuche – La mort de l’être humain

Publié le 14 Février 2019

En la lengua mapuche no existe la palabra muerte

Les Mapuches ont occupé des zones du Chili et de l’Argentine dans les provinces de Neuquén et Río Negro. A l’arrivée des conquistadors, il y avait plus d’un million de personnes et ils n’ont jamais été dominés par les Espagnols. Aujourd’hui, il y a un mouvement de récupération de leurs aspects culturels, leur reconnaissance en tant que groupe ethnique et la récupération de leurs terres. L’histoire racontée ici sur l’âme et la mort est tirée du site Wikipedia.

Pour les Mapuches, l’âme humaine vit toujours en contact intime avec la nature et, surtout, avec les arbres. D’où la célébration de tous leurs rituels dans les clairières entre les arbres. Il y a d’abord et avant tout le Pu-Am, une anima universelle qui imprègne tous les êtres vivants. De cet anima universel se détache celui de chaque homme, le suis, qui accompagne son corps jusqu’à sa mort. Mais il n’y a pas que l’être humain qui a son âme ; chaque être vivant a sa propre anima. Seuls les wekufe n’ont pas d’anima.
Par rapport à la mort charnelle de l’homme, quand l’homme meurt, son anima devient son pijá et résiste à s’éloigner de son corps. Mais l’état de son pijä est très dangereux, parce que le wekufe peut prendre possession de cette âme et l’asservir ou être utilisé par le Calcu. Pour être sauvée, elle doit se rendre sur l’île de Ngill chenmaiwe que les morts peuvent atteindre avec l’aide de Trempulcahue, dans ce lieu elle deviendra alwe. C’est pourquoi, lors des funérailles, les parents et amis du défunt tentent de repousser son âme avec des cris et des coups. Sous forme d’alwe, l’anima pourra retourner auprès de ses proches sans que le wekufe ne puisse le menacer, et ainsi aider leurs descendants, en particulier leurs petits-enfants. Dans certains cas où l’être humain a réussi à le surmonter, dans l’île Ngill chenmaiwe, le pilü peut être transformé en pilán ou wangulén.
Enfin avec le temps, quand les descendants des morts ont déjà perdu la mémoire du défunt, son alwe se réunit à nouveau à Pu-Am et ainsi le cycle s’achève.

Le but de l’être humain est de terminer un parcours qui lui permet de conquérir le savoir sous ses quatre formes : créativité, imagination, intuition, compréhension. Si l’être humain réussit à accomplir ce chemin, il acquiert la connaissance de son propre être et de son rôle, c’est-à-dire qu’il possède son propre dossier et qu’à la fin de sa vie terrestre il peut devenir un pilan. Il n’y a donc pas de séparation claire entre l’esprit divin et les êtres humains, non seulement parce que ces derniers ont été engendrés par les premiers, mais parce qu’ils peuvent eux-mêmes devenir un pilán s’ils sont des hommes, ou un wangulén s’ils sont des femmes ; et ainsi venir vivre dans le wenumapu. D’où l’extraordinaire importance du respect des parents (et surtout des grands-parents), qui est le premier des devoirs de l’admapu, l’ensemble des traditions. Pour que l’âme d’un être humain devienne un pilán ou un wangulénil doit y avoir une grande décence qui continue à se souvenir des morts et à honorer leur mémoire. Avoir de nombreux enfants qui à leur tour génèrent un grand nombre de petits-enfants est donc une nécessité fondamentale pour chaque Mapuche. Pour cette raison, ne pas avoir de descendants serait un véritable drame, puisqu’il cela compromet  la possibilité de remplir son dossier et d’atteindre le wenumapu.
Ainsi, les esprits des ancêtres, les Pillán, et aussi les nombreux Ngen interviennent très souvent dans les affaires humaines par le domaine des forces naturelles. Ils sont également fabriqués par les Wekufe, généralement avec l’aide des Calcus. La première récompense des hommes qui restent fidèles à l’admapu à travers les fruits de la nature, tout en punissant (ou permettant aux Wekufe de punir) par la sécheresse ou les inondations, les tremblements de terre, les maladies.

traduction carolita du site mitos latinoamerica Chile – Mito Mapuche – La muerte del ser humano

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