Calarcá, cacique Pijao

Calarcá
Image : Monument dans le parc El Cacique, Calarcá, Quindío, Colombie.

Pijao

? – 1607

Calarcá (Karlacá, également appelé cacique de Kimbana) cacique Pijao, a mené une opposition tenace qui a mis en échec les espagnols. Il s’est battu jusqu’à sa mort, devenant un symbole de résistance et de lutte pour les nouvelles générations.
Historiquement parlant, on sait très peu de choses sur le cacique. Reconnu comme un homme qui s’est battu pour son peuple, il existe deux visions totalement opposées de lui : considéré comme un héros par certains, condamné par d’autres pour sa sauvagerie infâme.

Héros

Décrit comme un homme admirablement bâti, héroïque et tenace, lui et ses guerriers ont combattu les envahisseurs espagnols avec un courage prodigieux.

Dans une action téméraire, il dirige, avec le cacique Coyara, un commando qui atteint les quartiers du gouverneur Diego de Ospina dans le fort de San Lorenzo. Alors qu’ils étaient sur le point de le capturer, Juan Bioho, un esclave noir, a surgi à son secours, donnant au gouverneur l’occasion de prendre son pistolet et de tirer sur Calarcá, qui, blessé, a rampé et est mort cinq jours plus tard.

Le paragraphe ci-dessus est tiré de la chronique de Fray Pedro Simón 1, qui se trouvait au fort à l’époque, qui indique que Calarcá « avait le visage strié de listes de bitume coloré et jaune » et que le jour de sa mort était un mercredi, trente jours après le dimanche de Pâques de 1607.

Diego de Ospina donne une autre version de l’épisode, sachant que Calarcá se préparait à l’attaquer : « … avec seulement trente hommes il quitta ledit fort et avec un pistolet il tua ledit cacique et lui et ses soldats tuèrent beaucoup d’autres Indiens et en prirent d’autres vivants et ceux qui moururent mirent leurs têtes dans la clôture du fort… ».

Certains récits indiquent que sa fille, Guaicamarintia, devint cacique et ordonna qu’il soit enterré parmi les rochers de la montagne avec tous ses trésors.

Sauvage infâme

Les textes produits après la conquête racontent une autre histoire.

Combeima, cacique des Coyaimas et des Natagaimas, allié des Espagnols, converti au christianisme et baptisé Baltasar, épousa une Espagnole avec qui il eut un fils. Pour Calarcá, le fait de mélanger le sang indigène avec celui des envahisseurs était une offense, et il a enlevé l’enfant pour leur rendre ses os trois jours plus tard, après qu’il ait été dévoré.

Baltasar, muni d’une lance longue de trente paumes, qu’il maniait avec une grande habileté, se vengea en assassinant Calarcá.

Il existe une troisième version de sa mort : les documents de la Comisión Corográfica et les témoignages des fondateurs de la ville de Calarcá indiquent une mort naturelle.

En son honneur, la ville de Calarcá, dans le département de Quindío, fondée en 1886 pendant la colonisation d’Antioquia, porte son nom. Entre 1953 et 1966, des pièces de 10 cents ont été frappées en Colombie à son effigie.

Armoiries de la municipalité de Calarcá, Quindío, Colombie. L’effigie du Cacique Calarcá dans la partie centrale.
Armoiries de la municipalité de Calarcá, Quindío, Colombie. L’effigie du Cacique Calarcá dans la partie centrale.
Image : Buste à Neiva, en Colombie.

Diego Martínez de Ospina

Né en 1567 à Remedios, Antioquia. Surnommé le Petit Roi, il était responsable de la Justicia Mayor, gouverneur de Cimitarra, Timaná et Neiva ; capitaine général, gendarme, maire de la cour royale de Santa Fe, chancelier du Nouveau Royaume de Grenade et encomendero de Calamoima. Il a fondé Neiva le 24 mai 1612, où il est mort en 1630.

Notas:

1 Simón, Fray Pedro. Noticias historiales de las conquistas de tierra firme en las indias occidentales. Tomo VI. Bogotá: Banco Popular, 1981. 412

2 Archivo general de la nación. Miscelánea, 73, Folio 190. Certificación de Diego de Ospina Maldonado, sobre servicios prestados al rey por él y por su familia. 1650.

Fuentes:

EL CACIQUE CALARCÁ: ¿EPÓNIMO, HISTORIA O LEYENDA?. Andrés Ospina, 2001

https://kaosenlared.net/calarc-su-leyenda-y-muerte/

traduction caro du site Pueblos originarios.com

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