Cosmovision Taïna – Opiyelguobirán

Publié le 30 Avril 2019

Le gardien des morts

Son nom signifie « notre esprit pleureur moqueur ».

Cet esprit est constamment à la recherche de la forêt, où vivent les opias -esprits des morts-. Il est le médiateur entre le monde des vivants et celui des morts. Il a l’obligation de garder les êtres vivants et non vivants dans le monde qui leur correspond, il contrôle ce qui entre et ce qui sort d’un domaine à l’autre.

Pleurant l’angoisse causée par la perte de membres de la communauté et devant les conduire dans la région de Coaybay -le lieu des morts- la nuit, il ne perd pas sa condition de caractère irrévérencieux et moqueur, caractéristiques des opias. Cependant, son obligation était de les porter dans un silence absolu, en symbole d’un profond respect pour leurs ancêtres.

Opiyelguobirán
Représentation en bois des îles Turques et Caïques. Sculpté d’une seule pièce, il mesure 100,3 cm de haut.

traduction carolita du site Pueblos originarios.com

Opiyelguobirán

Peuple Taïno

Cosmovision taïna – Faraguvaol

Publié le 29 Avril 2019

Faraguvaol, aussi appelé Baraguabel ou Araguabaol, était le gardien des plantes, des animaux et des poissons ; régénérateur de la nature.
Un esprit insaisissable qui « transforme et s’échappe toujours ».

À l’origine, il s’agissait d’un madrier trouvé dans un fossé, qui ressemblait à une chose vivante. Ils voulaient l’apporter à leur chef, le cacique Guarionex, mais il était si lourd qu’ils décidèrent d’en faire un temple à cet endroit, d’où il fuyait toujours même s’ils l’attachaient et le mettaient dans un sac, dans le but de le protéger de leurs ennemis.

traduction carolita du site Pueblos originarios.com

Faraguvaol (también llamado Baraguabel o Araguabaol)

Cosmovision Huarpe : Hunuc Huar

Publié le 28 Août 2018

Hunuc était le premier habitant des territoires de Cuyo, il était le fils de la montagne et du soleil et il se sentait privilégié de pouvoir jouir de son existence dans ce paradis terrestre même si un fort désir lui rongeait le cœur ; le besoin d’être aimé par quelqu’un.
Il a commencé à parler aux animaux de la région à ce sujet et le conseil le plus sage qu’il a reçu était celui du guanaco, qui lui a dit que s’il voulait de la compagnie, il aurait une femelle qui le servirait pour avoir des petits comme les animaux et il ne serait pas seul, à cette époque dans le monde connu, il était le seul habitant avec ses animaux et il n’y avait pas de femme, alors il a décidé de parler à ses parents.

Après une longue et épuisante ascension, il monta au sommet du Mont Mercedario où vivait le vent Zonda, il y arriva avec l’aide de Xumuc le soleil, lui chuchota que s’il voulait parler à sa mère, la montagne il devait grimper au sommet de l’Aconcagua et de là demander au condor millénaire de lui donner la permission de grimper aux contreforts de celui-ci. Après avoir fait cela, Hunuc a invoqué la mulanima, pour qu’elle puisse appeler sa mère, une montagne qui habitait la précordillère des Andes ; Hunuc lui a tout raconté et elle lui a dit que pour que la première femme (axe) naisse, Xumuc le soleil et Chuma la lune devaient se fondre dans une éclipse de soleil et que Hunuc devait accepter de réduire sa vie de dix ans, c’est seulement de cette façon qu’elle naîtrait.

Hunuc accepta de bonne grâce le sacrifice qu’il devait faire pour l’amour et ainsi naquit Huar la première axe (femme) sur la terre.

Quand Hunuc l’a rencontrée, il est tombé follement amoureux et a juré de lui donner l’amour éternel, elle aussi est tombée amoureuse de lui et ensemble ils ont apporté de la joie au monde.

De nombreuses années plus tard, un miracle et une tragédie se produisisirent : Huar est tombée enceinte mais Xumuc le soleil en apprenant que Huar la axe était enceinte de Hunuc s’est soudainement mis en colère et a forcé Hunuc et Huar à décider entre leur vie ou celle de leur fils. Ils ont décidé que leur fils devait vivre et mourir pour l’amour qu’ils ressentaient pour lui non encore né, alors un jour Huar a donné naissance à son premier fils Huarpe et après lui avoir appris à adorer la montagne et le soleil avec Hunuc, ils ont dit au revoir à leur fils et l’ont embrassé dans une zone déserte jusqu’à ce que la mort les fasse siens.

Le petit Huarpe grandit et la lune Chuma et le soleil Xumuc prirent pitié de lui et lui envoyèrent une femme, fille de la lune et de Vénus, ainsi naquit la première axe Huarpe et avec ce couple le groupe ethnique Huarpe naquit, plus tard la montagne sachant que l’âme de Hunuc s’était jointe à celle de Huac en une seule a convaincu le soleil Xumuc qu’il convertisse Hunuc et Huar dans le dieu de leurs enfants les Huarpes. Xumuc regretta d’avoir décidé de les laisser mourir et pleura et de ses larmes il a façonné les lagunes de Guanacache qui ont été utilisées par les Huarpes comme lieu sacré.

Hunuc et Huar grimpèrent au sommet de la précordillère et leurs âmes se métamorphosèrent finalement en les dieux Hunuc Huar protecteurs de leurs enfants, les Huarpes.

traduction carolita du site Pueblos originarios

Hunuc Huar

Cosmovision Diaguita – Le serpent

Publié le 1 Septembre 2018

C’était la croyance des diaguitas que le serpent s’occupait de leurs morts et de leurs trésors, afin qu’ils ne soient pas la proie de ces derniers.
John B. Ambrosetti dit :  » Depuis des temps immémoriaux, ils avaient mis leurs morts sous l’égide du serpent .…. C’est la raison principale pour laquelle, dans toutes les urnes funéraires ou du moins dans leurs couvertures, le symbole du serpent ou d’une partie de celui-ci ne manque pas, et dans beaucoup, on peut dire, il n’y en a pas d’autre.

Le symbolisme attribué au serpent est celui d’être un éclair qui tombe sur la terre, avec la pluie. Le serpent, croit-on, attire la foudre à lui-même, c’est pourquoi il y a une superstition selon laquelle « partout où la foudre frappe, il y a une vipère venimeuse ».

Par conséquent, le serpent aurait pu être le symbole de la foudre, comme semblent le prouver les représentations en zigzag des urnes funéraires et en céramique en général de la culture Santamaria.

C’est aussi un symbole de fertilité et du principe féminin-masculin.

traduction carolita du site Pueblos originarios

La serpiente

Peuples originaires en Saskatchewan

Publié le 10 Janvier 2018

Portrait d’Eeh-tow-wées-ka-zeet, cri des plaines, par George Catlin.Smithsonian American Art Museum : base de données en ligne : entrée 4092, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=29942398

Province canadienne située dans les Prairies, limitée au nord par les Territoires du Nord-Ouest, à l’est par le Manitoba, au sud par les EU (Dakota du nord et Montana) et à l’ouest par l’Alberta.

La capitale est Regina

La province a intégré la confédération canadienne en 1905 (9e province).

Son nom dérive de la rivière Saskatchewan, baptisée par les Cris, Kisiskatchewani = rivière au cours rapide.

C’est la 4e province comptant le plus d’autochtones.

C’est la seule province dont les tracés sont entièrement artificiels.

Par Qyd — Self from GIS data, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=819816

Cypress hills - Par Erik Lizee / Eriklizee sur Wikipedia anglais — Transféré de en.wikipedia à Commons., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3465982
Cypress hills – Par Erik Lizee / Eriklizee sur Wikipedia anglais — Transféré de en.wikipedia à Commons., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3465982

Avant la colonisation la région est occupée par des amérindiens athabascans, algonquiens, sioux.

Des vestiges des peuples autochtones datant d’il y a 10.000 ans avant JC ont été trouvés : les chasseurs suivaient les troupeaux migrateurs de bisons et ont laissé des pointes de flèches et des cendres.

Ils étaient nomades, répartis du nord au sud comme suit :

3 tribus de langue athapascane : Chipewyan, Camisk, et Slevey (Esclaves)

2 groupes de langue algonquienne : Cris et Pieds-Noirs.

2 tribus de langue siouane : Assiniboines et Gros-Ventres.

Ils occupaient le tiers de la région.

Au nord, ils dépendaient du caribou, de l’orignal comme aliment de base.

Au sud (centre agricole actuel) ils dépendaient du bison.

Les premiers contacts des peuples vivant près des voies d’eau ont lieu vers 1690 avec Henry Kelsey employé de la Compagnie de la Baie d’Hudson qui suit la rivière Saskatchewan en direction de l’ouest vers la région de Prince Albert. Les peuples participent à la traite des fourrures et posent des pièges, ravitaillent les commerçants en fourrures.

D’autres sont des intermédiaires entre les postes de traite et les autochtones de l’ouest.

Les contacts avec les européens provoquent des modifications dans le mode de vie traditionnel des peuples, en raison déjà des apports qui sont le cheval et la carabine qui modifient la chasse au bison et au gros gibier dont ils dépendent. Les chevaux permettent d’accumuler plus de richesse et des institutions culturelles plus élaborées.

 A partir de 1780 des épidémies de maladies infectieuses venant des européens (variole) déciment une partie de la population autochtone tout comme le fera aussi l’alcool introduit par les blancs.

Les Métis surgissent comme une nouvelle entité, fruit du contact entre les européens et les autochtones, ils formeront une culture distincte de nos jours reconnue comme telle au Canada.

Les premiers explorateurs européens viennent à la recherche de la route des fourrures et arrivent en Saskatchewan vers la fin du XVIIe siècle. Ensuite viennent des voyageurs dans un but scientifique cherchant également à mieux connaître la région ce jusqu’au XIXe siècle. La colonisation est précédée partout dans la région en 1873 par la police à cheval du nord-ouest.

Les premiers immigrants s’étendent dans les régions propices à l’agriculture (la moitié méridionale de la province).

Pour faciliter l’expansion de la colonisation vers l’ouest et éviter des conflits comme ceux qui ont lieu aux EU avec les amérindiens, le Canada négocie des traités avec les peuples du nord-ouest pour qu’ils cèdent les titres de propriété des terres et leur établissent des réserves. Les traités vont du n°1 (1871) au n° 11 (1923) et sont connus sous le nom de traités numérotés.

Des parties des traités n° 2,4,5,6,7,8 et 10 contribuent à façonner la Saskatchewan d’aujourd’hui.

Les chefs signet souvent ces traités à contrecœur, cela confine leur mode de vie traditionnel et ils doivent s’adapter aux défis imposés par la colonisation européenne. Mais ils sont également contraints à le faire en raison du déclin dévastateur des populations de bisons dans les prairies. Ils doivent se former à l’agriculture qui n’est pas leur mode de vie traditionnel.

Big Bear -Par O.B. Buell — This image is available from Library and Archives Canada under the reproduction reference number C-001873 and under the MIKAN ID number 3629644This tag does not indicate the copyright status of the attached work. A normal copyright tag is still required. See Commons:Licensing for more information.Library and Archives Canada does not allow free use of its copyrighted works. See Category:Images from Library and Archives Canada., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6100536

En 1885 les Métis du nord-ouest se rebellent contre le gouvernement canadien pour des revendications territoriales et des groupes d’amérindiens se révoltent également car ils sont en colère à cause de la violation de leurs traités par le gouvernement, ainsi qu’à la suite de mauvaises récoltes et la restriction des rations par le gouvernement entrainant la famine.

Le gouvernement met fin rapidement aux 2 soulèvements.

Louis Riel, chef des métis est mis à mort, Big Bear ou Mistahimaskwa, Cri des plaines) et Poundmaker (Cri) condamnés à la prison. Des mesures sévères sont mises en place par le gouvernement canadien pour assujettir la population amérindienne.

De nos jours

Il y a 70 Premières Nations

129.138 autochtones

Les langues algonquiennes comptent 26.525 locuteurs (2.8% de la province)

Les langues athapascanes comptent 7145 locuteurs (0.8% de la province)

Chef Cri Piapot- Par Unknown. Original photo held by the Saskatchewan Archives. — Historic photo taken circa 1885. Copyright expired., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=26036410

CRIS

Langue algonquienne

Big Island lake cree nation – Big River first nation- Canoe lake first nation – Cumberland house cree nation- English river first nation – Island lake first nation -James Smith first nation – Kahkewistahaw first nation – Las La Ronge first nation – Makwa Sahgaiehcan first nation  – Montréal lake first nation – Muskoday first nation – Peter Ballantyne cree nation- Sakinay first nation – Shod lake cree nation-  Sturgeon lake first nation – Waterton lake first nation – Wuskwi sipihk  first nation

image

CRIS DES PLAINES

Langue algonquienne

Ahtahkakoop first nation – Beardy’s and Okamasis first nation – Cowessess first nation – Day star first nation –  Flying dust  first nation- Gardon first nation- Little Pine first nation- Lucky man first nation- Mistawasis first nation – Moosomin first nation – Mosquito first nation – Grizzly bear’s hand first nation  – Lean man first nation – Musked lake first nation – Muskowekwan first nation  – Nekaneet first nation – Ochapowace first nation – One Arrow first nation- Onion lake first nation- Pelican lake first nation – Piapot  first nation -Poundmaker first nation- Red earth first nation – Red pheasant first nation- Star Blanket first nation- Sweet grass first nation- Thunderchild  first nation – White bear first nation  – Witcheken lake first nation 

DENES

Langue athapascane

Birtch narrows first nation  – Black lake first nation – Buffalo river déné nation- Clearwater river déné- Fond du lac first nation – Hatchat lake first nation

récolte de riz sauvage

ANISHINAABE (Ojibwés)

Langue algonquienne

Cote first nation – Fishing lake first nation – Kawacatoose first nation – Keeseckoose first nation – Kinistin Saulteaux nation-  Pasqua first nation  – Saulteaux first nation – The key first nation  – Wahpeton dakota nation- White cap dakota first nation-  Yellow quill  first nation

NAKODAS

Langue siouane

Carry the kettle first nation – Little black bear first nation  – Muscowpetung first nation – Ocean man first nation  – Okanese paepeekisis first nation- Pheasant nump nakota first nation – Standing buffalo first nation  – Wood mountain first nation 

DAKOTAS

Langue siouane

Whitecap first nation

INUITS

Langue inuktitut

290 personnes

Equateur : La culture Chorrera

Publié le 10 Novembre 2018

By Sailko – Own work, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=69260955

Avec une antiquité qui s’étend approximativement entre les années 1200 et 500 av. J.-C., la culture Chorrera avait son noyau géographique d’origine dans la province actuelle de Los Ríos, sur le site La Chorrera, situé sur la rive orientale du fleuve Babahoyo, lieu dans lequel, en 1954, les archéologues Estrada, Evans et Meggers, avec les précieuses informations fournies par Francisco Huerta Rendón, ont réalisé les premières études systématiques et dans leurs rapports fait connaître l’importance archéologique de cette grande découverte.

« Estrada en est venu à classer la culture Chorrera avec un fondement préhistorique de l’Unité Culturelle Nationale, un critère qui se justifie pleinement si l’on tient compte de l’extension culturelle reconnue jusqu’ici : Esmeraldas, Manabí, Guayas, Los Ríos, les basses terres de Pichincha (Santo Domingo de los Colorados) et la vallée des Jubones, dans la province d’El Oro, sur la côte ; et dans la Sierra, les environs de Quito, Pichincha, Chimborazo, Cañar et Azuay, qui du côté est de cette province traverse les montagnes pour pénétrer l’immense région Amazone  » (O. de los Colorados).

Holm et H. Crespo. Cultures formatrices, Histoire de l’Equateur, Salvat).

By Vassil – Own work, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2459125

Ce critère est partagé par le Père Pedro Porras qui, dans son ouvrage « Brèves notes d’archéologie en Equateur », dit : « La culture Chorrera s’est répandue sur presque toute la côte et même en montagne, probablement grâce à l’introduction du maïs.

La représentation humaine est présente dans une grande variété de figurines, dont certaines atteignent jusqu’à 40 cm de haut, travaillées par l’union de deux moitiés dans lesquelles la façade était généralement réalisée dans un moule. Leurs grandes têtes ont une coiffure décorée en forme de casque, et leurs visages montrent des yeux proéminents et inclinés.

En raison de la richesse de leur expression artistique -représentée surtout dans leurs céramiques- on peut affirmer que la culture de Chorrera est la plus remarquable de l’esthétique et de l’art de la fin de la période formative.

By User:Helvetiker – Own work, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=12649687

On considère que l’art Chorrera a eu une grande diffusion et influença dans d’autres régions du Nouveau Monde ; parce que son haut développement esthétique et technique a été, sans aucun doute, le résultat de la grande tradition céramique des cultures qui l’ont précédé, c’est-à-dire Valdivia, Machalilla ; et dans les hautes Andes, Cerro Narrío.

Deux mille ans de tradition artistique qui se traduiront, en Chorrera, par des réalisations spectaculaires dans la conception, la décoration et le traitement des formes, et des surfaces dans des récipients et des figurines développées par leurs potiers qualifiés.

Il n’est donc pas surprenant de constater la très riche représentation – dans des récipients en céramique – des diverses formes de leur environnement naturel, comme les fruits, les animaux et les oiseaux, qui constituent aujourd’hui un véritable catalogue visuel de la richesse écologique de ce paysage ancien, et qui font directement référence au type d’aliments sur lesquels ils se nourrissent.

La vie quotidienne des Chorrera a également été représentée dans la céramique, où prêtres, musiciens, rameurs, danseurs, acrobates, etc. ont été capturés et « presque photographiés » dans la ductilité de la terre.

By Dariusz.Biegacz – Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5241629

La culture Chorrera se distingue aussi par l’excellente manipulation de l’art lithique, un matériau avec lequel ils ont réalisé des colliers de cristal de roche composés de perles parfaitement taillées et polies, travail dans lequel ils auraient dû utiliser une technologie avancée si on considère que le cristal de roche a une dureté similaire à celle du diamant.

Ils ont également utilisé d’autres matériaux tels que la sodalite et l’obsidienne ou le verre volcanique. Ces matériaux ne se trouvent pas naturellement dans les zones occupées par les Chorrera, d’où il résulte que pour s’en procurer, les habitants Chorrera ont dû pratiquer un commerce à grande distance, éventuellement avec des zones des montagnes du centre et du nord.

Bien qu’il n’y ait pas de preuve directe, au moyen de certains morceaux de céramique dans lesquels leurs maisons sont représentées, il est possible d’avoir une approximation se référant au type d’architecture Chorrera, constitué de pans ronds et rectangulaires avec des murs verticaux et des toits à deux eaux. Il a également été prouvé que les Chorrera ont exercé une grande influence dans des régions éloignées comme La Victoria au Guatemala et Teotihuacan au Mexique.

traduction carolita d’un article paru sur enciclopedia del ecuador

Cultura Chorrera – Historia del Ecuador | Enciclopedia Del Ecuador

By Marsupium – Own work, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=49412261

Horizon formatif tardif

La culture est divisée en variantes régionales comprenant :

– Phase de Mafa : nord de la province d’Esmeraldas.

– Phase de Tachina : sud de la province d’Esmeraldas.

– Phase de Tabuchula : nord de la province de Manabí.

– Phase Engoroy : péninsule de Ssanta Elena et région côtière de Guayas.

– Chorera à proprement dit : bassin du rio Guayas.

– Première phase de Jubones : sud-est de Guyas et province occidentale d’Azuay.

– Phase d’Arenillas : province d’El Oro.

By Chorrera – Walters Art Museum: Home page  Info about artwork, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18795939

La culture Chorrera , peuple agricole cultivait de l’achira (canna indica) de la marante (maranta arundinacea), du maïs (zea mays) des haricots (phaesolus vulgaris), des citrouilles, chayotes (cucurbitacées).

Ils récoltaient des fruits sauvages, du carex, des palmacées.

Ils pêchaient et chassaient des animaux (tatou, cerf à queue blanche, mazama, canards, grenouilles, lézards, pécaris, rongeurs).

Le commerce se diffusait via un réseau dynamique établi par les cultures Valdivia et Machalilla.

Ils échangeaient des coquilles d’huîtres (spondylus) et d’autres coquillages avec des tribus du bassin de Quito contre de l’obsidienne.

De l’or sera échangé dans les derniers siècles avant notre ère.

Des oeuvres de la culture Chorrera ont été détruites par l’éruption du volcan Puluhahua au nord de Quito en 467 av JC qui a envoyé des cendres jusque dans les régions des plaines occidentales de l’Equateur.

Des colonies ont continué à se développer de façon plus complexe entre 200 et 300 ap JC.

source : wikipedia

By Marsupium - Own work, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=49412249
By Marsupium – Own work, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=49412249

By Sailko - Own work, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=69260957
By Sailko – Own work, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=69260957

Cultures des Andes septentrionales : L’Equateur – coco Magnanville

Cultures des Andes septentrionales : L’Equateur

Publié le 24 Août 2018

Cette zone culturelle couvre la partie de la cordillère des Andes correspondant à la Colombie et à l’Équateur, ainsi que la bande côtière entre celle-ci et l’océan Pacifique. À la frontière des deux pays du Nudo de Los Pastos, les Andes sont divisées en deux, donnant naissance à la Cordillère occidentale et à la Cordillère centrale, qui après le massif colombien donne naissance à la Cordillère orientale.
En Équateur, la bande qui s’étend des contreforts de la Cordillère occidentale jusqu’à la mer est connue sous le nom de La Costa. Une plaine alluviale basse, traversée par plusieurs rivières, constitue une zone fertile, avec un climat tropical caractérisé par des précipitations constantes tout au long de l’année et une température moyenne entre 22 et 26 º C.

La Sierra est la partie équatorienne des Andes. Plusieurs sommets s’élèvent au-dessus de 5 000 mètres – le plus haut étant le volcan Chimborazo à 6 313 m – la plupart des sommets sont recouverts de neige et de glaciers perpétuels. Elle possède plusieurs volcans actifs. Le climat est très varié en fonction de l’altitude au-dessus du niveau de la mer et des vents qui soufflent des vallées et des plaines.

En Colombie, le territoire comprend la plaine du Pacifique, les cordillères andines jusqu’à la partie nord, qui fait partie de la région des Caraïbes, et les vallées inter andines, en particulier celles des fleuves Atrato, Cauca et Magdalena. Le climat colombien est très uniforme tout au long de l’année, sauf dans les zones montagneuses, où les températures chutent de 6º C tous les 1000 mètres au-dessus du niveau de la mer, en général il est tempéré dans les hautes terres et tropical sur la côte, avec une saison sèche (été) et une saison des pluies (hiver).

La région est très riche sur le plan ethnographique. Elle enregistre des vestiges de chasseurs – cueilleurs depuis 10.000 av. J.-C., en l’an 3.500 nous trouvons l’un des plus anciens établissements du continent – site Real Alto -, de la culture Valdivia, qui produit aussi une merveilleuse – les VENUS de Valdivia – céramique précoce.

On y trouve de magnifiques sculptures lithiques – la culture de San Agustin -, d’imposants mausolées souterrains – la culture Tierradentro – et peut-être les meilleurs orfèvres du continent qui ont réalisé de très belles pièces avec la manipulation de l’or, de l’argent, du cuivre et même du platine.

Pendant la Conquête, dans ces terres, les esclaves africains rebelles ont trouvé la liberté, qui, mélangés avec les indigènes, ont formé le Royaume Zambo.

Voici une brève description des cultures qui ont défini chronologiquement les caractéristiques de la population de la région :

Équateur

STADE LITHIQUE (10 000 à 3 500 av. J.-C.)

On y a trouvé des artefacts lithiques utilisés par les cultures de chasseurs-cueilleurs et de pêcheurs, qui occupaient à la fois les sierras et la côte, mais dont il n’était pas possible de déterminer la population ou les caractéristiques historiques.

« Les amants de Sumpa »

Sumpa (« Las Vegas »). 10 000 – 4 600 av J.-C.

Occupation précéramique découverte en 1961, située près de la ville de Santa Elena, sur une colline surplombant le lit asséché du Rio Grande, qui, dans l’Antiquité, transportait les eaux jusqu’à l’océan Pacifique. Il a d’abord été daté entre 5 000 et 7 000 ans avant Jésus-Christ, et plus tard, des enquêtes ont permis de localiser les premiers établissements vers 10 000 ans avant Jésus-Christ.

Ils élaboraient avec du bois les éléments pour la chasse, et avec de gros escargots marins, des outils pour l’agriculture. L’analyse des échantillons de sol a montré – étonnamment – la présence de maïs 6 500 ans avant Jésus-Christ, ses anciens habitants auraient développé une horticulture naissante. Le site représente une adaptation pré-valdivienne de la côte équatorienne. Les enterrements étaient effectués à proximité ou sous les maisons.

La Grotte Noire de Chobshi. 8 000 av JC

La grotte est située à environ 60 km de la ville de Cuenca, elle fait environ 20 x 15 mètres, avec une profondeur de 9 mètres dans la partie centrale,  elle servait d’abri pour les chasseurs-cueilleurs. A l’intérieur, on a trouvé des objets lithiques – pilons, éclats de pierre, grattoirs, pointes de projectiles – associés à des restes d’os d’animaux, le matériau utilisé était l’obsidienne, présente dans la Sierra Norte – à plus de 400 km de distance – ce qui montre la grande mobilité des premiers peuplements.

El Inga. 7 100 – 2 000 av J.-C.

Le site est situé à environ 8 km au sud-est de Quito, sur le flanc nord-est du volcan Ilaló. Un grand nombre de pièces sculptées en obsidienne et basalte – environ 80 000 – ont été découvertes : couteaux, pointes de lance, forets, grattoirs, etc.

Il n’y a pas d’ossements d’habitants ou d’animaux retrouvés, il n’y a pas de structure architecturale, c’est un espace caractérisé par la concentration des matériaux. Il devait s’agir d’un site utilisé par les chasseurs-cueilleurs de la région pour la mise au point d’armes et d’ustensiles. 

Figurine de Valdivia Cultura Valdivia. 4 000 – 1 800 av J.-C.

Premières cultures céramiques 3500 – 500 avant J.-C.

Il s’agissait d’un groupe de villages agricoles qui situaient leurs fermes conchylicoles sur la côte centrale de l’Équateur. Ces établissements complétaient les villages qui se trouvaient à l’intérieur du territoire en suivant le cours des rivières. La densité de population la plus élevée se trouvait dans les villages basés sur l’agriculture, malgré la variété des ressources à leur disposition.

Dans l’aile sud de la péninsule de Santa Elena, la colonie de Real Alto, l’une des plus anciennes des Amériques (3 500 av. J.-C.), a été identifiée. Un village de 80 à 100 maisons disposées autour d’une place centrale dont le centre est coupé par deux monticules de terre. Les habitations étaient de forme elliptique, 12 m. de long et 8 m. de large, avec des sillons sur les côtés pour l’ensemencement.

La découverte de ses premières céramiques particulières (la Vénus valdivienne est l’un des héritages artistiques les plus importants de l’humanité), Valdivia lié au transfert de technologie de l’Asie vers l’Amérique.

Culture Machalilla. 1 800 À 1 000 av JC

Sur les côtes et à l’intérieur des terres de Guayas et Manabí, la culture Machalilla s’est développée, interprétée par certains comme une extension de Valdivia, intermédiaire avec Chorrera. C’est une région aride ou semi-aride sur la côte, mais fertile à l’intérieur, où elle domine une forêt tropicale humide et des terres inondées par les rivières.

Leur modèle de peuplement était similaire à celui de Valdivia, construisant leurs maisons sur les rives des lacs et la côte océanique, montrant une forte dépendance aux produits marins.

Céramique Machalilla 

Les caractéristiques les plus remarquables de la céramique Machalilla sont l’apparition de bouteilles à anses en forme d’étriers et de figures anthropomorphes. Les figurines ont un visage rond avec des yeux principalement en forme de grains de café. La pâte céramique est plus fine qu’à Valdivia et les surfaces sont plus polies et plus lisses.

A Salango, ancien centre cérémoniel, des archéologues ont fouillé la tombe d’une femme Machalilla enterrée dans une position ramassée, son corps étant protégé par une grande pièce de céramique en forme de carapace de tortue.

Culture Chorrera. 1000 – 500 av JC.

La culture Chorrera avait son noyau géographique d’origine dans l’actuelle province de Los Ríos, sur le site de La Chorrera, situé sur la rive est du fleuve Babahoyo, et une large dispersion : elle atteignait Esmeraldas au nord, la province d’El Oro au sud, atteignant les montagnes et le lieu sacré de l’île de la Plata dans le Pacifique.

Leur principale source de subsistance était l’agriculture. C’était une société fortement hiérarchisée avec des spécialisations professionnelles marquées, comme en témoigne l’extraordinaire qualité technique et artistique de leurs céramiques. Il y a une sorte de lustre irisé ou de tournesol fait avec de l’hématite, parmi ces formes est le sifflet rituel, avec un système de passage, qui en versant les liquides fait le son d’un sifflet.

Différences régionales 500 avant J.-C. – 500 ap J.C.

A cette époque, une grande partie du territoire équatorien était déjà habitée dans les régions de la costa et de la sierra. Il existe des différences culturelles régionales évidentes en termes politiques, sociaux et religieux.

Culture La Tolita

Elle a été développée dans la province d’Esmeraldas et s’est poursuivie à Tumaco, dans le sud de la Colombie. Elle correspond à une région tropicale, boisée et marécageuse sur la côte.

Le Soleil.

Les dépôts de Tolita Ce sont des monticules artificiels circulaires – tolas -, dont il existe des centaines ; certaines d’entre elles sont funéraires, mais ce sont les plus habitables. Les logements étaient quadrangulaires. Les morts étaient placés sous une forme allongée, avec de nombreux trousseaux, et entre les mâchoires des crânes il y a souvent une feuille d’or.

Ils ont connu un développement frappant dans la métallurgie, où le platine était fondu, ce qui n’a été obtenu en Europe qu’au XVIIIe siècle. L’or était couramment utilisé, mais l’argent et le cuivre étaient également utilisés. La plupart des objets sont petits, très finement travaillés et ont une grande variété de formes pour un usage quotidien ou à des fins ornementales.

L’économie était basée sur une agriculture intensive qui produisait du maïs, du manioc et du coton.

Culture Guangala

La culture Guangala a fleuri dans les provinces équatoriennes de Manabí et Guayas, entre les côtes semi-arides et les vallées fertiles des montagnes Colonche.

Il s’agissait principalement d’agriculteurs, leur principale culture étant le maïs. Ils pêchaient, cueillaient des fruits de mer et chassaient. Les chefs locaux, établis dans les centres semi-urbains, attachaient une grande importance au commerce, transportant les ressources alimentaires sur de longues distances, comme le poisson séché.

Céramique Guangala

 Ils fabriquaient des outils en pierre (ciseaux, haches, grattoirs, marteaux) qui servaient à sculpter des objets en bois. La métallurgie était également bien avancée, utilisant diverses techniques telles que le martelage de tôle, le gaufrage, le soudage et le moulage.

Il s’agit d’une poterie rouge-orange et noire avec des motifs principalement géométriques, linéaires et droits. Les lignes polies sur des surfaces non polies sont caractéristiques. Ils ont réalisé des figures masculines et féminines d’un grand réalisme.

Sur les étages de leurs maisons, ils effectuaient des enterrements primaires et secondaires. Parmi les trousseaux se trouvaient des récipients et des figurines en céramique, des boucles d’oreilles en coquillages, des haches en pierre et des instruments de musique.

L’épanouissement culturel. 500 – 1 550 ap J.-C.

Ils pratiquaient la métallurgie fine et leurs sépultures dans des urnes empilées étaient caractéristiques. Ils effectuaient des rituels basés sur les calendriers et des sacrifices, ainsi que des monticules funéraires de terre, ou pirca, sur des élévations naturelles. Ils adoraient le ciel, les montagnes, les volcans et les huacas sacrées.

Culture Atacama

La culture Atacames (« Tacamez » ou « Catamez« ) s’est développée sur la côte nord de l’Equateur dans une zone proche de l’embouchure de la rivière Esmeraldas. Chronologiquement, elle est divisée en deux phases : Atacames précoces (700-1100 AD) et Atacames tardifs (1100-1526 AD).

Ocarina.Atacame instrument de musique.

Céramique Ocarina représentant une figure moitié homme moitié oiseau. Avec coiffure et ornements de corps faits par incision.

Elle a été définie par les fouilles effectuées sur le site du même nom sur une superficie de 127 ha sur les rives de la baie d’Atacames. La colonie s’est transformée en une colonie avec une grande concentration de « tolas » qui abritait plus de 5 000 habitants. Dans les environs, il y avait deux autres grands villages et des établissements mineurs situés dans les bras de mer et sur les rives des rivières avoisinantes. La population totale de la région au moment de la Conquête aurait atteint 20 000 habitants.

Leur économie de subsistance était principalement orientée vers la pêche, la conchyliculture et la culture du maïs. Des preuves de métallurgie, de poterie développée et d’une grande activité textile ont été trouvées.

L’organisation socio-politique correspond à une chefferie, ils étaient commercialement liés aux Manteños-Huancavilcas dans le trafic généré par le « mullu« , une coquille rose ou rougeâtre qui a fait l’objet d’un énorme intérêt économique et cérémoniel de la part des communautés andines, puisqu’ils l’utilisaient pour élaborer de fines pièces rituelles indispensables pour faire pleuvoir.

Culture Manteño – Huancavilca

La culture Manteño-Huancavilca est ce qui a défini les caractéristiques de la période tardive sur la côte équatorienne. Elle habitait les territoires du nord de la baie de Caráquez jusqu’à l’île de Puna et à l’intérieur des terres, y compris la chaîne de montagnes côtières.

Deux groupes ethniques constituaient cette culture, dont l’alimentation était basée sur une agriculture développée : les Manteños ou Paches au nord et les Huancavilcas au sud. Tous deux déformaient leur crâne et se rasaient la tête en forme de « couronne de moine » avec des cheveux sur les côtés seulement. Les Huancavilcas ont également extrait leurs dents incisives, apparemment en raison d’une punition imposée par l’Inca Huayna-Capac quand il a essayé de les soumettre et qu’ils se sont rebellés.

Leur chronologie s’étend de 800 ap JC jusqu’à peu après 1531, quand Francisco Pizarro débarqua à l’embouchure du fleuve Santiago à Esmeraldas pour commencer la conquête.

Chaise en forme de U. 

Ils ont construit de grands villages de pierre,  des terrasses sur les pentes des collines pour la culture. Ils travaillaient l’or, l’argent, le cuivre et maintenaient un intense commerce maritime entre le sud du Pérou et la Méso-Amérique à l’aide de radeaux.

Les sépultures les plus courantes se trouvaient dans les urnes funéraires. Ils adoraient le serpent, le jaguar, le puma, le cerf  les lézards et la déesse Umiña, représentée par une grande émeraude. Un symbole de la culture Manteña est la chaise sculptée en andésite en forme de « U » que l’on trouve dans les sites cérémoniels ou associés à des structures en pierre.

Culture Milagro – Quevedo

Elle occupait -de l’an 500 après J.-C. jusqu’à la conquête- la zone située entre les contreforts ouest des Andes et les collines côtières, et dans son expansion comprenait l’ensemble du gigantesque système fluvial du Guayas, y compris ses deux grandes rivières Daule et Babahoyo et tous ses affluents. Elle a été identifiée dans des sites près des villes actuelles de Quevedo et Milagro, noms qu’ils ont pris pour le désigner.

Ils sont ethniquement connus sous le nom de chonos. L’or et l’argent étaient soigneusement travaillés par de grands orfèvres qui portaient jusqu’à douze boucles d’oreilles pour leur ornement personnel, six à chaque oreille, non seulement dans le lobe de l’oreille mais aussi autour du pavillon.

Ils ont construit un grand nombre de tolas, généralement en groupes, les plus petits mesurant environ dix mètres de diamètre sur deux mètres de hauteur, les plus grandes atteignant 100 mètres de longueur sur 30 mètres de largeur, avec une hauteur de plus de 10 mètres. Ils vivaient dans des maisons en canne et dépendaient du maïs qu’ils cultivaient dans leurs hautes terres pour se nourrir.

A l’intérieur de leurs céramiques – généralement monochromes – il y avait des pièces intéressantes appelées « Cuisines du Magicien » en raison de la décoration de leurs parois : serpents, grenouilles, visages humains, oiseaux et iconographie rituelle.

Ils ont activement développé le commerce, des vestiges de leur culture matérielle ont été trouvés dans les trousseaux de Manteño-Huancavilca, des objets de la région andine ont été trouvés dans les tombes de Quevedo. Ils ont fait des enterrements secondaires et dans des urnes.

Zambos

Au milieu du XVIe siècle, les esclaves noirs ont repris leur liberté sur les côtes d’Esmeraldas, bientôt il y a eu une situation particulière de métissage. Ils se sont organisés en palenques et ont apporté leur culture, leur art et leurs coutumes héritées de leurs ancêtres africains, en prenant en compte les nuances et les adoptions des cultures amérindiennes.

source  merindia. Introducción a la etnohistoria y las artes visuales precolombinas. Cesar Sondereguer ~ Carlos Punta. Editorial Corregidor. 1999

traduction carolita du site Pueblos originarios

Cultura de los Andes Septentrionales

Cosmovision Taïna – Itiba Cahubaba (Vieille mère ensanglantée)

Publié le 28 Avril 2019

Itiba Cahubaba
Cemí qui la représente, trouvé à Santiago de los Caballeros, République Dominicaine.
Dimensions : 15 x 9 x 18 cm

La Grande Productive a donné tout son sang, sa sève vitale, pour donner la vie.

Elle est morte en donnant naissance à quatre jumeaux sacrés – créateurs, symboles des quatre points cardinaux et des quatre éléments : feu, eau, air et terre – impliqués dans le mythe de Yaya et son fils Yayael qui ont donné naissance à l’espèce humaine.

Brisant ses entrailles pour que sortent ses fruits, elle est la Terre Mère, la Pachamama andine, le sacrifice maternel, la volonté de faire que les hommes multiplient leur progéniture, donnent à leurs enfants vie, coutumes et traditions, même au prix de leur propre existence.

Elle est liée à la formation de groupes humains et à l’abandon du nomadisme.

traduction carolita du site Pueblos originarios.com

Itiba Cahubaba. Madre Tierra Taina

Cosmovision Taïna – Corocote, esprit picaresque

Publié le 27 Avril 2019

Cemí au musée de Turin
Cemí de coton au Musée de Turin, Italie. Représentation possible de Corocote.

Esprit picaresque, gardien de l’amour et du plaisir sexuel. Il représente la virilité sexuelle et l’amour charnel. Époux de nombreuses femmes et père de nombreux enfants nés avec une tête déformée.

C’était un cemí du cacique Guamorete, qui l’avait au sommet de sa maison. La nuit, il descendait coucher avec les femmes avec lesquelles il avait des enfants qu’il protégeait. Les femmes l’aimaient et l’emmenaient jouer et manger des fruits de la campagne.

Un jour les ennemis du cacique brûlèrent sa maison, Corocote alla vivre au bord des eaux ; après la mort de son seigneur, il passa de main en main de plusieurs caciques, maintenant la coutume d’être avec les femmes.

traduction carolita du site Pueblos originarios.com

Corocote. Espíritu picaresco.

Légende Diaguita : Le chardon

Publié le 6 Septembre 2018

La légende raconte que les chardons dans les vallées, en particulier dans l’Amaicha del Valle, sont des Indiens, qui ont été convertis en plantes et qui veillent encore sur les vallées et les collines. Ils veillent sur le bonheur de leurs habitants qui, de cette façon, ne seront plus jamais dérangés par des étrangers qui conquièrent des terres.
Mais ce qui est plus tragique, c’est la façon dont ils sont devenus des plantes. On dit qu’à l’époque de la conquête, l’Inca, voyant que les Espagnols dominaient et martyrisaient son peuple, envoya des émissaires aux quatre points de l’empire pour organiser les troupes et donner ainsi un coup mortel à l’envahisseur.

Pour cela, les guerriers pariaient sur des points clés où les conquérants passeraient, attendant l’ordre de les attaquer par surprise, mais cet ordre n’est jamais arrivé car les chasquis envoyés ont été capturés sur la route et l’Inca a été capturé, torturé et tué. Les braves Indiens attendaient et attendaient et regardaient, de façon exorbitante, les troupes européennes passer sans qu’on leur ordonne d’attaquer….. Le temps a passé et, désolés, ils sont restés à leurs postes…. la Pachamama, pieuse, les a endormis et les a fait participer….. alors ils ont commencé à joindre leurs pieds à l’argile et la Terre Mère les a recouverts d’épines pour les empêcher de les blesser dans leur sommeil…..

On dit qu’aujourd’hui encore, ces gardiens stoïques attendent l’ordre qui ne viendra jamais.

La fleur du Chardon

Il y avait un indigène qui est tombé amoureux de la belle fille d’un chef, mais le père s’est opposé à un tel prétendant, de sorte que le jeune homme, par une nuit de lune, a kidnappé la jeune fille indienne, avec le refus fort du chef de la tribu.

Quand la nouveauté est devenue connue, ils ont été persécutés par les armées de guerriers qui couraient toute la nuit jusqu’à ce que le jour soit clair. C’est à cette occasion que lorsqu’ils atteignirent le lieu des chardons, la route se rétrécit, et les épines blessèrent les amants, dont le sang restait dans les corps gigantesques des légumes piquants. Même ainsi, le couple a pu passer, s’éloignant pour toujours.

De cette histoire il est dit que le sang du cheval et des cavaliers a été pris ce jour-là par les épines et à l’aube, des fleurs blanches ont été trouvées qui annonceraient pour toujours la proximité des pluies et des périodes de récolte.

traduction carolita du site Pueblos originarios

El Cardón