Mexique ancien : les « Alegradoras » Tlatlamianime, huilas et ahuianime

(auteur : Diablo Revelde/JBTC )
9 MARS, 2014

Peinture murale de Diego Rivera. Palais national 1945


Les Tlatlamiani (celle qui rend heureux en nahuatl), ou « femmes joyeuses« , sont les femmes qui, dans l’ancien Mexique, exerçaient le commerce charnel, c’est-à-dire la prostitution comme on l’appelait avant ou le service sexuel comme on l’appelle aujourd’hui. Dans le Mexique ancien, le commerce charnel n’était pas désapprouvé, surtout en temps de guerre, puisque les Tlatlamiani faisaient partie du contingent militaire envahisseur, leur fonction était préventive. Eh bien, les abus sexuels des guerriers mexicains à l’encontre des femmes des villes et territoires conquis (apparemment, il y avait un nom spécial pour ces servantes sexuelles dans l’armée mexicaine et c’était Maqui, ce qui signifie probablement quelque chose comme « indiscrète« ). Le viol et les abus sexuels à l’encontre des femmes des peuples assujettis étaient un crime passible d’exécution). ) Les alegradoras, au sein de la société mexicaine, étaient respectées et tout délit ou infraction à leur encontre était puni. Leur gagne-pain était double, puisqu’elles recevaient un « paiement » des autorités et un autre de l’utilisateur de leurs services (couvertures, ustensiles, fourrures, bijoux, ornements). Leurs services étaient fournis dans des lieux adaptés à cet effet, appelés Ahuiani calli (maison joyeuse), netzincouiloyan (lieu où l’on achète des fesses), ou netzinnamacoyan (lieu où l’on vend des fesses).

Dans l’Historia general de las cosas de la Nueva España, Fray Bernardino de Sahagún donne une description détaillée de la tlatlamianime :

 » …la putain est la femme publique qui se promène en vendant son corps, elle commence quand elle est jeune et ne le quitte pas quand elle est vieille et se promène comme si elle était ivre et perdue (…), et c’est une femme galante et une femme d’une grande beauté « . ), et c’est une femme galante et polie, et par conséquent très impudique ; et elle donne et vend son corps à n’importe quel homme parce qu’elle est très lascive, sale et impudique, elle se polit beaucoup et est si curieuse à se vêtir qu’elle ressemble à une rose après avoir été bien composée, et pour se vêtir très bien elle se regarde d’abord dans le miroir, se baigne, se lave très bien et se rafraîchit pour se rendre plus agréable ; Elle s’enduit aussi d’une pommade jaune de la terre qu’ils appellent axin (substance jaune extraite de certains insectes de la terre chaude), pour avoir un visage beau et brillant, et parfois elle met des couleurs ou se rase pour être perdue et mondaine. »

Ahuaianime, alegradora, codex florentin.


« Elle a aussi l’habitude de se teindre les dents d’écarlate, de laisser tomber ses cheveux pour plus de beauté, d’en avoir quelquefois la moitié détachée, et l’autre moitié sur l’oreille ou sur l’épaule, de se tresser les cheveux et d’en mettre les bouts sur la tête, comme des ergots, et de se pavaner ensuite, comme une femme mauvaise, effrontée, dissolue et infâme ».

 » Elle a aussi l’habitude de fumer avec de l’encens odorant, et de mâcher du tzictli (chewing-gum) pour se nettoyer les dents, ce qu’elle fait comme un gala, et quand elle mâche, ses dents font un bruit de châtaigne. C’est une marcheuse, ou « andariega », une vagabonde, une promeneuse de rue et une chercheuse de plaisir, elle se promène, à la recherche de vices, elle se promène en riant, elle ne s’arrête jamais et a le cœur agité ». « Et pour les délices qu’elle promène continuellement, elle suit le chemin des bêtes et rencontre les uns et les autres, elle a aussi l’habitude d’appeler, de faire des signes avec son visage, de faire des yeux aux hommes, de parler avec son œil, d’appeler avec sa main, de tourner l’œil arqué, de se moquer de tout le monde, de choisir celui qu’elle croit le meilleur, et de vouloir être bien convoitée, et d’entremettre les unes autres aux autres, et d’aller vendre les autres femmes ».

ahuaianime à la croisée des chemins. Codex florentin.


Un trait distinctif des tlatlamianime était qu’elles étaient autorisées à porter des cactli (sandales), alors que les femmes communes (cihuat mujer au singulier, cihuame mujeres), ne pouvaient s’offrir ce luxe.

Les tlatlamianime, ou ahuianime comme on les appelait aussi, participaient à certains rituels du calendrier religieux mexica, soit en accompagnant les guerriers dans les danses (par exemple lors de la fête Tlaxipehualiztli célébrée en l’honneur de Xipe Totec), soit en accordant des faveurs sexuelles aux esclaves qui devaient être sacrifiés (par exemple lors de la fête rituelle appelée Huaquiltamaliztli).

Il est fort probable que les Tlatlamianime étaient des femmes du peuple, des macehuales, car parmi la « classe noble » il était interdit de s’adonner à cette activité, à tel point que transgresser l’interdiction était puni de mort. La manière dont il a été déterminé qu’une femme mexicaine devait se consacrer à la prostitution n’est pas parfaitement claire, bien qu’il soit très probable que ce fait ait été marqué par son jour de naissance lié à la déesse Xochiquetzal. Bien que le fait d’être orpheline ou démunie soit un autre des éléments qui contribuent au dévouement d’une femme à cette activité.

D’autre part, si pour les Tlatlamianime, être servantes sexuelles apportait d’énormes bénéfices, tant « économiques » qu’en termes de prestige social, il y avait des femmes qui, de manière non autorisée, pratiquaient secrètement et en cachette le commerce charnel ; On les appelait huilas (colombes, cerfs-volants, celles qui se laissent emporter par le vent), et elles étaient mal vues et pointées du doigt par les femmes mariées, car il ne faut pas oublier que la société mexicaine avait des mœurs très strictes, où l’adultère et l’homosexualité étaient punis et où la virginité était hautement valorisée. En fait, aucune représentation (lapidaire, métallurgique ou dans les codex) n’a été trouvée chez les Mexica qui ait une quelconque relation ou insinuation de nature érotique sexuelle.

poterie représentant une tlatlamianime


Comme dans toutes les sociétés et dans toutes les langues, il existe de nombreux termes pour désigner les prostituées mexicaines et il n’y a pas d’interprétation exacte, nous avons utilisé ici les plus courants : Tlatlaminiani, ahuianime, huilas, mais il en existe d’autres comme Matzinamacami, Motetlaneuhtiani (prostituées de bordel), Maahultiani et Mahahuiltia (prostituée honnête), et bien d’autres encore.

En conclusion, la fonction des anhuanime ou tlatlamiani dans une société aux mœurs aussi strictes que celle des Mexica, était hautement tolérée car elles remplissaient une fonction de première importance pour l’État, celle de contenir les pulsions sexuelles de sa machine de guerre. En effet, si en temps de paix elles étaient une sorte de « courtisanes » financées par le gouvernement pour collaborer à certaines festivités religieuses (dans les rituels, les danses, le réconfort des esclaves et des guerriers et civils qui demandaient leurs faveurs), en temps de guerre elles remplissaient une fonction préventive et disciplinaire (en accompagnant les troupes, pour servir de contention aux besoins charnels des guerriers et éviter ainsi le viol et le vol des femmes des territoires conquis).

sources

Yolotl González Torres «La prostitución en las sociedades antiguas» Estudios de Asia y África XXXIV.3.1989

Miriam López Hernández «Ahuianie: las seductoras del mundo nahua prehispánico» En revista  española de

Antropología americana vol 42, «2, 2012, pp. 401-423

Fray Bernardino de Sahagún «Historia General De Las Cosas de la Nueva España» ed..Porrúa México.

traduction caro d’un article du site Diablorevelde

Brasil: El pueblo Makurap

Publicado el 25 de marzo de 2020

Pueblo indígena de Brasil que vive en el estado de Rondônia y que históricamente ocupa un lugar destacado en el complejo Marico, un complejo interétnico en la orilla derecha del río Guaporé. Este lugar hace que su lengua sea una « lingua franca » desde principios del siglo XX, cuando el territorio tradicional de estos grupos fue invadido por los recolectores de caucho (seringais), cuyos jefes impusieron a los indios el régimen de aviamento y la despoblación debido a las abrumadoras epidemias. Entonces se les confinó en zonas demarcadas para diferentes grupos étnicos y cuyos perímetros no representaban ni la sombra del territorio tradicional de estos pueblos. En estas zonas, y todavía hoy, predomina la lengua makurap.

Lengua: Makurap de la familia tupari, tronco lingüístico tupí-guaraní. En la T.I del Río Guaporé, a finales de la década de los 90, había 45 hablantes que seguían hablando la lengua, así como personas mayores de otros grupos indígenas de la región.

Durante las chichadas (fiestas en las que se bebe chicha, una bebida fermentada a base de maíz), los ancianos bailan, juegan y hablan en makurap, independientemente de su etnia.

Pero hoy en día los jóvenes hablantes de makurap, debido a la influencia del portugués, ya no distinguen las vocales largas y cortas que difieren de la lengua materna.

Población: 579 (2014)

Ubicación, tierras indígenas

  • T.I Rio Branco – 236.137 hectáreas, 679 personas, reserva registrada. Pueblos: Alta Floresta d’Oeste, São Francisco do Guaporé, São Miguel do Guaporé. 7 pueblos viven allí: Aikanã (lengua aikanã), Arikapú (lengua jabuti), Arúa (lengua monde), Djeoromitxi (lengua jabuti), Kanoê (lengua kanoe), Makurap (lengua tupari), Tupari (lengua tupari)
  • T.I Rio Guaporé – 115.788 hectáreas, 911 personas, reserva registrada. Ciudad: Guajará Mirim Personas que viven allí: Aikanã (lengua aikanã), Arúa (lengua jabuti), Djeoromitxi (lengua jabuti), Kanoê (lengua kanoe), Kujubim (lengua txapakura), Makurap (lengua tupari), Tupari (lengua tupari), Wajuru (lengua tupari), Wari’ (lengua txapakura)
  • T.I Aracá – Río Padauari (Bajo Río Negro) – Bajo identificación
  • T.I Rio Mequéns – 107.553 hectáreas, 95 personas, reserva registrada en Rondônia – Ciudad: Alto Alegre dos Parecis. Aquí viven dos pueblos que hablan tupari: Makurap y Sakurabiat.
https://indigenasbrasileiros.blogspot.com/2020/05/makurap.html
Foto: André de Oliveira

Cultura

Características comunes a los pueblos del complejo cultural regional:

Ausencia de cultivo de yuca y harina no alimentaria.

Construcción de casas redondas con un poste central que alberga a una familia patrilocal extensa (de 12 a 20 personas).

Consumo de chicha de maíz como parte de la dieta habitual y de chicha fermentada durante las ceremonias.

Fabricación de marico (cestas de diferentes tamaños hechas de fibras de ticum tejidas).

La organización social tradicional de los makurap se componía de clanes nombrados y patrilineales, la mayoría de los cuales han desaparecido. En 1991 los miembros de la TI del Río Guaporé se identificaron como pertenecientes a los subgrupos Souris, Urubu, Mucura, Roucou (Urucum), Mutum, Morcego, Tatou-Canastra, Saúva (que representan 9 de los 21 subgrupos existentes).

Los 21 subgrupos mencionados anteriormente se dividieron en otros dos, 10 en la margen izquierda y 11 en la margen derecha del Río Colorado. Los grupos regulaban el matrimonio, siendo exógamos, formaban grupos territoriales que ocupaban áreas definidas, nombres, orígenes, mitologías. Eran reguladores del matrimonio a través de la exogamia, reguladores de la descendencia a través de la patrilinealidad y la residencia patrilocal. Según estas características, podrían corresponder al nombre de los clanes.

El matrimonio preferido era el de un hombre con un primo cruzado patrilateral.

Noche de chicha

Foto: André de Oliveira

En la actualidad, según el antropólogo Samuel Cruz (de la ONG Kanindé), las celebraciones tradicionales sólo tienen lugar una vez al año. El consumo de chicha y carne de caza se intercala con el vómito, es parte de la fiesta: beber, vomitar, beber, vomitar hasta el amanecer (1953:52). Tocan instrumentos musicales y bailan hasta el amanecer.

Actividades productivas

La subsistencia se basa en el cultivo, la pesca y la caza. Algunos cosechan caucho de los seringales, otros venden harina, también se puede comerciar con castañas (o nueces de Brasil), pero el acceso a los castañares es complicado por un arroyo difícil de navegar.

Para el trabajo de la roza, los hombres cortan los árboles y los queman, limpian la parcela y cavan los agujeros en los que las mujeres colocan las semillas. Las mujeres cosechan y llevan los productos al pueblo en maricos (cestas).

Ahora las mujeres se encargan de la cosecha y la siembra, pero no tumban ni queman. La chicha es una preparación que se deja en manos de las mujeres, aunque algunos hombres ayudan esporádicamente durante la molienda del maíz en el mortero.

La recolección de frutos y plantas silvestres es una actividad reservada a las mujeres y los niños.

En la pesca se utiliza el timbó, una liana venenosa machacada y mezclada con el agua de una parte reservada del río; el veneno anestesia a los peces y facilita su captura. La pesca se ha vuelto difícil debido a la presencia de una central hidroeléctrica.

La caza es escasa, pero todavía se encuentran cerdos salvajes, armadillos, pacas, armadillos gigantes, ciervos, cotias, tapires, jacuatinca, coatis, monos y tortugas, así como aves. Recogen miel, fruta y cacahuetes.

Chamanismo

Al igual que los demás pueblos del complejo regional, se rige por el uso de un alucinógeno compuesto por semillas de angico que se maceran y se transforman en un polvo mezclado con un tipo de tabaco cultivado para este fin. No fuman, sino que lo utilizan como rapé con un ingenioso dispositivo que consiste en un bambú a dos manos con un recipiente de tabaco en polvo en un extremo. La persona, para consumirlo, se aprieta las fosas nasales y otra persona, utilizando el otro extremo del bambú, sopla en él y hace que el tabaco penetre en la cavidad nasal del fumador. Se utiliza en situaciones que implican la presencia de espíritus, enfermedades o dificultades recurrentes en el repertorio mítico del Makurap.

Fuente: pib.socioambiental.org

HISTORIA

Los grupos indígenas conocidos por los portugueses en la orilla derecha del río Guaporé en el siglo XVIII eran principalmente tupíes. Se cree que estos grupos se originaron a partir de dispersiones de familias del río Aripuanã. En particular, en relación con los Makurap, habitaban la zona por encima del alto Río Branco y a lo largo de ambas orillas del alto Colorado. El grupo más cercano a ellos era el de los Jabuti.

El contacto entre los colonos y estos pueblos -Makurap, Tupari, Ajuru, Jabuti, Aruá, Arikapu, etc.- fue especialmente intenso a lo largo del siglo XIX, ya que la ocupación de la región tenía entonces una importancia estratégica, al ser una región fronteriza entre las colonias portuguesas y españolas, por lo que las poblaciones indígenas podían ser cooptadas en caso de guerra. En función de las necesidades de defensa de la frontera, la navegación por el río Guaporé también era muy intensa en el siglo XVIII y empleaba mucha mano de obra indígena. La despoblación era igualmente importante.

Pero a medida que el río Guaporé perdió su importancia geopolítica, los asentamientos no indígenas se enfriaron y a principios del siglo XIX se produjo un periodo de gran despoblación en la región. Es cierto que el caucho comenzó a explotarse en la Amazonia en las primeras décadas del siglo XIX, pero fue un comercio lento que satisfacía una demanda muy limitada. La primera exportación brasileña tuvo lugar en 1827: fue el comienzo de un período de exploración que se intensificó hasta la primera década del siglo XX, que sufriría una drástica reducción a partir de 1912 debido a la competencia asiática y, treinta años después, un notable aumento debido a la Segunda Guerra Mundial.

A finales del siglo XIX, los seringalistas bolivianos fundaron el seringal de Pernambuco, cerca de la desembocadura del río Colorado. Su instalación, y más tarde la del seringal de São Luís, en el alto Río Branco, inició un rápido proceso de contacto con los pueblos tupíes que permanecían aislados.

La ocupación de los ríos Colorado y Branco tuvo lugar entre 1910 y 1920, con la instalación de varios « cuarteles » y puntos de recogida de caucho. Estos asentamientos se encargarían de incorporar a la fuerza de trabajo a los Makurap, Wayoró, Jabuti, Arikapú y Aruá. Sin embargo, de todos los asentamientos, el que ejerció una influencia definitiva en la intensificación de los contactos con los indios fue el de São Luís. De este asentamiento emanaría, años más tarde, una epidemia de sarampión que, con asombrosa rapidez, provocaría una gran despoblación, dejando a algunos grupos al borde de la extinción.

Los primeros contactos se produjeron probablemente con los Jabuti, cuyas aldeas se encontraban bajo el alto Río Branco. Los primeros encuentros fueron hostiles: hubo secuestros de indios y posiblemente muertes. La sociedad más cercana a los Jabuti era la de los Arikapú, que pronto establecieron contacto con los Seringalistas. Los Makurap, ubicados en el nacimiento del Río Branco y en ambas orillas del Alto Río Colorado, serían la siguiente sociedad, en un proceso concomitante con los Ajurú, del Alto Río Colorado, más cerca del nacimiento. Los Tupari mantuvieron su primer contacto en 1928.

En 1934, Emil Heinrich Snethlage estuvo en el Guaporé y visitó todas estas sociedades. En el momento de su visita, el Seringal de São Luís ya empleaba regularmente a indios. Según su testimonio, la mayoría de las mujeres se prostituían, la chicha había sido sustituida por la pinga y algunos hombres eran castigados físicamente. A pesar de ello, los indios seguían sintiéndose atraídos por ella.

En enero de 1948, el etnólogo alemán Franz Caspar también fue al Seringal de São Luís y pasó meses entre los tuparis. El alemán observó que estos grupos eran culturalmente muy similares. En cuanto a los makurap, el investigador sólo visitó dos pueblos de la región.

Tras la instalación del seringal y el contacto con los blancos, la relación entre los tupari y los makurap se intensificó. Los makurap adoptaron una posición hegemónica entre los grupos de la región y su lengua se convirtió en la « lengua intertribal », según Caspar. La música instrumental y vocal de los makurap -muy desarrollada, según el autor- también fue adoptada por los demás grupos.

En 1848, Caspar registró el siguiente relato de Waitó, un líder político y religioso de los tupari:

« En mi infancia, (…) nuestros mejores amigos eran los Makurap, a los que llamábamos Tamo en nuestra lengua. Siempre íbamos a visitarlos, aunque el camino era muy difícil, porque en las grandes sabanas el sol nos quemaba la cabeza todo el día. (…). Un día nos enteramos por nuestros amigos de que unos hombres extraños habían llegado al río. Algunos tenían la piel blanca, otros negra. No andaban desnudos como nosotros, pero llevaban pantalones y camisas. Bajaron por el río en grandes botes lanzando una monstruosa humareda. No cazaban con arco y flecha, sino que disparaban con una paja que daba un fuerte golpe, lanzando duros golpes sobre el cuerpo del animal. Estos hombres hablaban una lengua que nadie entendía. Pronto llegaron a las malocas de los Makurap. No eran malos, al contrario, regalaban a los Makurap muchos collares, espejos, cuchillos y hachas. Luego construyeron su cabaña junto al río y fueron a buscar los árboles que llamamos herub, de cuya savia hacemos bolas para jugar. Los hombres blancos, sin embargo, no hacían bolas de juguete con la savia de la planta, sino grandes bolas que llevaban en sus botes por el río. También cortaron muchos árboles y plantaron maíz, plátanos, yuca, arroz y mucho más. Emplearon a los Makurap y les dieron más cuchillos y hachas, así como pantalones y camisas, mosquiteros y redes. Para ello, pidieron a los makurap que les ayudaran a talar árboles y hacer cortes en el bosque. Vimos las hachas y los cuchillos que los makurap recibieron de los extranjeros. Estos eran mucho más duros que los de piedra con los que trabajábamos y no se rompían con el uso. Los cuchillos también eran mucho mejores que los nuestros de bambú y caña, con los que cortábamos la carne y las plumas de las flechas. (…) Sin embargo, también nos dimos cuenta de que muchos makurap estaban tosiendo y muriendo. La tos fue traída en lanchas de motor desde los pueblos de los extranjeros. Todos los Makurap tosieron y muchos, muchos murieron » (1953: 146ss).

Posteriormente, todos los seringales de Rio Branco, como Laranjal, Colorado, São Luís y Paulo Saldanha fueron adquiridos por un único propietario -João Rivoredo- que sería el responsable directo de la disolución de todas las aldeas indígenas de la región, reclutando mano de obra, dejando a las poblaciones sin asistencia médica y sin tomar medidas para prevenir las epidemias de sarampión. Los Makurap mantuvieron sus aldeas hasta alrededor de 1950, cuando Rivoredo los convenció de concentrarse en São Luís. Cuando se produjo el cambio, los grupos Tupari, Jabuti, Arikapu y Aruá ya estaban allí.

Cuando Franz Caspar regresó a Brasil en 1955, comprobó que las poblaciones indígenas locales estaban muy reducidas debido a una epidemia de sarampión. El SPI los había alejado de sus bases para trabajar en la plantación de caucho de São Luís, donde contrajeron la enfermedad. El etnólogo estima que más de 400 indios de varios grupos murieron en la sede del SPI.

El SPI no estaba presente en la región desde principios de la década de 1930, cuando el organismo transfirió cerca de la mitad del contingente de estos grupos a una colonia de trabajo más cercana a Guajará Mirim, y posteriormente al Puesto Indígena Ricardo Franco (Caspar, 1955: 152).

Entre los años 1940 y 1960, se produjo una notable dispersión de los indios entre los seringales. En 1940, el gobernador del territorio de Guaporé (creado en 1943, rebautizado como Rondônia en 1956 y elevado a la categoría de estado en 1982) estimuló el traslado de los indios Ji-Paraná a Guaporé, con el objetivo de proporcionar la mano de obra que se había perdido debido a las epidemias. El Servicio de Protección al Indio (SPI) sólo contaba con el puesto de Ricardo Franco (creado en 1930), que no estaba preparado para atender a los recién llegados. No se sabe en qué condiciones se llevó a cabo el traslado, pero se sabe que las tasas de mortalidad alcanzaron niveles dramáticos. 

El tortuoso proceso de reconocimiento de tierras

Incluso con la existencia de la 9ª provincia regional del SPI, creada en 1946, los indios siguieron trabajando en los seringales en condiciones serviles. Recién en 1970 se inició el traslado de los indios de las zonas indígenas al puesto indígena de Guaporé, cuya área fue demarcada en 1976, pero que no fue aprobada hasta veinte años después.

Las relaciones con los seringalistas estaban marcadas por el sistema de aviamento, en el que los indios eran convertidos en eternos deudores, teniendo que vender su fuerza de trabajo a cambio de mercancías a precios exorbitantes en los « cuarteles ». A principios de la década de 1980, la FUNAI publicó un informe en el que se identificaba lo que iba a ser la Tierra Indígena de Río Branco, en el que informaba de la existencia de 86 indios semiesclavizados por una empresa de caucho. Más al sur, en una zona que posteriormente se convirtió en la Reserva Biológica de Guaporé, otros 68 indios trabajaban, también en régimen de semiesclavitud, para un agricultor. Sólo 33 indios, niños, enfermos y ancianos, no sirvieron a uno de estos dos señores en el sistema de aviamento.

En 1983, la tierra indígena de Río Branco fue finalmente demarcada (y homologada en el 86). Sin embargo, su perímetro -entonces de 240.000 ha- dejaba fuera a siete pueblos. En el norte, cuatro aldeas cercanas a la antigua sede de Seringais, habitadas en su mayoría por Makurap, quedaron fuera de los marcadores para la donación de estas tierras por parte del INCRA a 10.000 familias como parte del proyecto de asentamiento de Río Branco. Otras tres aldeas quedaron fuera de la zona demarcada, cuyos habitantes, principalmente tuparis, vivían en una zona cercana a la Reserva Biológica de Guaporé.

Además de la insuficiencia de la zona demarcada, un invasor del caucho siguió explotando el trabajo de los indígenas en su propia tierra. Como señala el informe de Mauro Leonel de 1984, las condiciones de servicio en el puesto indígena de Río Branco eran pésimas, y los indios tenían que pagar los gastos de viaje de los enfermos, el transporte de mercancías y los desplazamientos de los empleados del puesto indígena, que eran financiados por la cantina de la comunidad. Se creó en 1980, con el apoyo de la FUNAI, para hacer frente a la invasión de la choza de los plantadores de caucho, hasta entonces el único proveedor de bienes para los grupos de la zona.

Para el funcionamiento de la cantina, el 30% de las ventas de caucho y el 100% de las ventas de castañas de los indios se destinaban a su mantenimiento, que era proporcionado por el administrador del SPI. Sin embargo, debido a la falta de infraestructuras en la estación, el propietario del cobertizo podía llevar los productos a los lugares donde trabajaban las familias. Así, aunque los productos eran más caros, para muchos indios era más fácil acceder a ellos que a la cantina (Leonel, 1984:204).

En cuanto a la situación en el río Mequéns, según Ana Vilacy Galucio, en 1982 los funcionarios de la FUNAI visitaron la zona actual, donde las familias Sakurabiat y Makurap vivían con grandes dificultades, pero esta visita no se tradujo en un apoyo más específico por parte del organismo federal. No fue hasta el año siguiente, tras una epidemia de gripe que mató a unas 30 personas, cuando se restableció un contacto más estrecho con la FUNAI.

En 1985, la FUNAI organizó un grupo de trabajo para investigar la situación real de los habitantes de la región, constatando que en ese año cinco grandes grupos empresariales, entre los que se encontraban aserraderos y granjas, explotaban ilegalmente el comercio de la madera en la zona indígena e intentaban apropiarse de tierras pertenecientes a la actual TI. de Río Mequéns.

Por ello, hubo resistencia de los invasores en la zona, apoyada por los políticos y agricultores locales. Así, sólo en 1996 se demarcó y aprobó el T.I. de Río Mequéns, con una superficie de 105.250 hectáreas, muy por debajo del tamaño originalmente solicitado por sus habitantes indígenas.

traducción de carolita de un extracto del artículo sobre el pueblo Makurap de pib.socioambiental.org

Makurap

Artículo en francés

Le peuple Makurap

Contes animés en langue indigène (et traduits) – Les Tojolabales- Le tigre et le grillon

Publié le 19 Janvier 2017

Le tigre et le grillon

Un jour, tandis que le tigre marchait par la montagne il est effrayé après avoir entendu un grincement.
Apeuré, il a commencé à faire une recherche et il a découvert que le bruit provenait d’une feuille sous laquelle se reposait un grillon. Par sa taille et son pouvoir, le tigre a défié le grillon à une bagarre, que celui-ci tranquille a accepté. Chacun a appelé ses amis. Le tigre a apporté avec lui le lion, le coyote, le sanglier et le loup; tandis que le grillon a appelé les guêpes, les moustiques et les bourdons.
Le tigre et ses amis ont commencé confiants, cependant saisis devant l’attaque de leurs adversaires ils sont sortis en courant picorés par le grillon et ses amis. C’est ainsi que de grands animaux ont été vaincus par le grillon et ses petits amis.
Ainsi le racontent les Tojolabales.

Conte de la tradition orale des Tojolabales du Chiapas, traduction carolita depuis l’espagnol.

Version Espagnole

Titre: El tigre y el grillo

Un día, mientras el tigre caminaba por el monte se espantó al escuchar un rechinido.
Con miedo, comenzó a investigar y descubrió que el ruido provenía de una hoja bajo la que descansaba un grillo.
Confiado de su tamaño y su poder, el tigre retó al grillo a una pelea, quien tranquilo aceptó.
Cada uno llamó a sus amigos. El tigre trajo consigo al león, al coyote, al jabalí y al lobo; mientras que el grillo llamó a las avispas, los mosquitos y los abejorros. El tigre y sus amigos comenzaron confiados, sin embargo ante el ataque de sus oponentes salieron corriendo al ser picoteados por el grillo y sus amigos.
Así fue como aquellos animales grandes fueron vencidos por el grillo y sus pequeños amigos.
Así lo cuentan los tojolabales.

Version Tojol-ab´al (Tojolabal)

Titre: Ja b’ajlami sok ja chulchuli

Jun k’ak’uj, ja yajni wan b’ejyel ek’ b’a yoj k’ul ja b’ajlami ti och xiwuka´ ja yajni yab’ jas wan ch’iriruki. 
Wan xiwel, ti och sk’el jasunk’iluka sok ti yila´a ja jas xch’iriri´i ti wa xchiknajijan b’a yib’el jun spowil te´ ti wan jijlel ja mi chulchuli´.
Mi skits’a ja janek’ sniwani sok ja janek’ ja yipi, ja b’ajlami´ ti lewani´a b’a oj smak’ sb’aj sok ja mi chulchuli´, jaxa mi chulchuli´ mi xiwi ti yala´ ke leka. 
Ti spayawe´ ja yamigo´e´i. Ja b’a b’ajlami´ ti yi´ajan ja choj sok ja ok’ili sok ja k’ujlal chitami sok ja lobo´i, jaxa ja mi chulchuli´ ti spaya jana´ ja xchajnul ako´i sok ja tantik usi sok ja tantik jonoxi.
Ja b’ajlami sok ja yamigo jumasa´ mini wanuke´ xiwela´ ja yajni och ya´ sb’aje´i, pe ja yajni och yamjuke´, ti och spak-e´ ajnela´, ja yajni och k’uxjuke´ yuj ja mi chulchuli sok ja yamigo jumasa´.
Jachni k’ulajiye´ ganara ja niwakil chante´ jumasa´ jawi, yuj ja mi chulchuli sok ja yal yamigo jumasa´.
Jach wa xcholowe´ ja tojol-ab’al jumasa´.

Cosmovision Aztèque – L’arbre de la création

Publié le 13 Janvier 2019

Le peuple aztèque, autrefois appelé Mexica, fut le dernier des groupes Nahuatlaco à atteindre le bassin mexicain à la fin du XIIIe siècle, lorsque la plupart des territoires centraux du pays avaient été occupés. Pour cette raison, ils ont été forcés de se battre sans relâche pour s’installer dans le grand lac de México, où ils ont construit leur splendide capitale, Tenochtitlán. Le mythe suivant est tiré de Guerreros, Dioses y Espíritus de la Mitología de América Central y Sudamérica (Guerriers, Dieux et Esprits de la Mythologie d’Amérique centrale et de l’Amérique du sud) de Douglas Gifford.

Les histoires sur la création du monde racontées par les Aztèques ont commencé par parler d’un univers vide dans lequel rien ne vivait sauf les dieux. Il n’y avait pas de lumière et tout cela, par conséquent, c’était les ténèbres. Une des histoires raconte que, parmi les dieux, il y avait un prince qui vivait avec sa femme et son fils bien-aimés. La famille vivait dans une grotte et malheureusement le fils y est mort.

Les parents l’enterrèrent soigneusement dans le sol, et de ses cheveux germèrent le coton, de ses oreilles les plantes et les graines, de ses narines les herbes aromatiques qui guérissaient la fièvre, de ses doigts les patates douces, et enfin, de ses ongles, le maïs.
L’homme avait déjà de la nourriture, et c’est ainsi qu’il apparut bientôt sur la surface de la terre ; mais bien qu’il possédait toutes les plantes et tous les fruits du monde, il n’avait aucun sentiment pour ses frères, les hommes, et ne regardait que sa survie quotidienne.
Une autre histoire raconte comment les vignes sont apparues sur la terre. Ehecatl, le dieu du vent, autre forme du grand dieu Quetzalcoatl, est tombé amoureux d’une fille nommée Mayahuel, qui vivait dans la maison des dieux sous la garde d’une vieille femme nommée Tzitzimil. Ehecatl est allé lui rendre visite un jour pendant que la gardienne dormait. Il réveilla la jeune fille en douceur, et ils partirent secrètement, sans déranger le sommeil de la vieille femme. Ils descendirent ensuite sur terre, et dès que leurs pieds touchèrent le sol, ils devinrent tous deux un arbre qui avait deux branches puissantes, l’une née du dieu du vent et l’autre de Mayahuel. La branche née d’Ehecatl perdait rapidement des feuilles vertes et fraîches qui, cependant, ne possédaient pas la beauté des fleurs fines et délicates qui recouvraient la branche née de Mayahuel.

Quand la vielle gardienne Tzitzimil s’est réveillée, elle était en colère, car elle avait perdu la fille dont on lui avait confié la garde et, accompagnée d’une troupe de jeunes dieux, elle est descendue sur terre pour punir les fugitifs. Elle y a mis tous ses efforts, et elle n’a pas tardé à trouver l’arbre et à reconnaître Mayahuel, grâce aux fleurs de sa branche. Furieuse, elle appela la foudre pour qu’elle tombe sur l’arbre et pour séparer les deux branches. Une fois coupée la branche née de Mayahuel, elle en fit des échardes qu’elle donna aux jeunes dieux, qui les jetèrent à terre après les avoir grignotées jusqu’à les réduire à leur expression minimale. 
La branche qui est née d’Ehecatl, cependant, est restée intacte. De retour à son lieu de résidence Tzitzimil et les jeunes dieux, Ehecatl, le dieu du vent, repris sa forme commune. Prisonnier de la tristesse, il marchait sur la terre où les dieux avaient dispersé les morceaux de la branche née de Mayahuel. Et comme il pleurait la perte de son amour, il vit que les éclats étaient devenus un os, qu’il enterra dans le champ. De cet os naquit la première vigne, qui fleurit autant que le sarment né de Mayahuel, et qui par la suite donna le vin aux hommes.

traduction carolita du site mitos latinoamerica

Mitos Latinoamerica

Dynasties de la vallée de México : Itzcoatl

Publié le 9 Novembre 2018

Image du manuscrit Tovar, Itzcoatl tenant un sceptre, debout sur un tapis de canne, près d’un trône. Sa main gauche est cachée sous le manteau. Au dessus un serpent d’obsidienne sens de son nom

Aztèque
Il régna entre 1428 et 1440.

Sculpture dans la rue Tacuba, centre historique de la ville de Mexico.

Itzcoatl était le fils d’Acamapichtli et une esclave d’Atzcapotzalco.

Après la mort de ses neveux Huitxilíhuitl II et Chimalpopoca, peut-être assassinés par lui, en 1427 il fut proclamé seigneur de Tenochtitlán.

Bien qu’en principe Itzcoatl ait été un partisan de la soumission au pouvoir d’Atzcapotzalco, l’influence de Tlacaélel (« Le cœur viril ») va faire changer d’avis le souverain et les principaux chefs militaires. Selon certaines sources, Tlacaélel et ses partisans ont promis de se rendre comme serviteurs s’ils perdaient, un accord qui, pour sa part, a également été signé par la faction du parti de soumission à Atzcapotzalco. De cet accord et de la victoire militaire d’Itzcoatl et de Tlacaélel qui s’ensuivit, naîtra la division sociale et économique de la société mexica.

Itzcoatl a promu l’alliance avec Texcoco et Tacuba, qui sera connue sous le nom de « Triple Alliance ».

Il réussit à rejeter les Tépanèques et à les vaincre, s’emparant de la ville d’Atzcapotzalco. Maxtla, son chef a été tué par Netzahualcóyotl, seigneur de Texcoco ; la ville a été saccagée et brûlée, Tenochtitlán a cessé d’être un affluent, devenant une ville libre.

Avec la fin de la guerre Tépanèque et la consolidation du pouvoir mexica, Itzcoatl lance de nouvelles campagnes pour asseoir son pouvoir sur des villes que Tenochtitlán avait conquises auparavant, mais au nom d’Atzcapotzalco.

Les royaumes de Xochimilco, Teotihuacan et Otompan furent conquis en 1430, Coyoacán en 1431, Míxquic en 1432, Cuitláhuac en 1433 et Cuauhnáhuac en 1439.

Sous le règne d’Itzcoatl, les Mexica ont considérablement progressés. Sous son gouvernement, la route Tlacopan a été construite, la première route qui reliait l’îlot où Tenochtitlán était situé au continent.

En 1440, à la mort d’Itzcoatl, hérita du trône, Moctezuma Ier, son neveu, qui régna jusqu’en 1469. Avec ce nouveau roi, la position de Tenochtitlán se consolide intérieurement et c’est à partir de ce moment que l’empire mexica est réellement constitué.

On peut dire qu’Itzcoatl fut le premier roi de México, puisque ses prédécesseurs avaient été les chefs des tributaires du Seigneur d’Atzcapotzalco.

Itzcoatl ordonna la destruction de toutes les annales et codex, afin que dès son règne il puisse commencer à raconter l’histoire des Mexica.

La Triple Alliance

C’est l’union des villes de Tenochtitlán, Texcoco et Tacuba (Tlacopan), qui commença au XIIIe siècle et dura jusqu’à l’arrivée des espagnols en 1519.

Le rôle militaire passa aux Aztèques (Tenochtitlán), tandis que la ville de Texcoco devint une métropole d’art, de littérature et de droit.

Itzcoatl reçoit le titre le plus illustre de tous : culhuatecuhtli, c’est-à-dire le seigneur des culhuas. Culhuacan, la capitale des culhuas, était l’endroit où la dynastie toltèque avait survécu. En adoptant ce titre, Itzcoatl se dit donc le seigneur des Toltèques et clôture en sa faveur la longue guerre de succession toltèque ». Ceci indique immédiatement que le Mexique est considéré, à partir de ce moment, comme le représentant légitime de l’ancienne culture et l’héritière, dans tous les sens du terme, de la gloire toltèque. C’est pourquoi les chefs du fleuve Grijalva, lorsqu’ils parlent du Mexique pour la première fois avant Cortés, l’appellent Culhua, ce qui n’était pas compris par les Espagnols, comme le raconte Bernal Díaz, « puisque nous ne savions pas ce qu’était México ou Colhua était mal prononcé, nous l’avons laissé passer ».

La triple alliance étend rapidement ses limites et se consolide sous le commandement de Moctezuma Ilhuicamina (1440-1469), devenant en fait le grand empire aztèque, l’un des plus importants de son temps.

Cette grande expansion a été rendue possible non seulement par l’union des forces de ces trois cités-États, mais aussi par la réglementation du culte, qui a été immédiatement suivie par la construction de temples, la création d’une hiérarchie religieuse et l’établissement de grades dans le gouvernement civil.

Conquêtes détaillées dans le codex Mendoza

Règne Aztèque

Prédécesseur : Chimalpopoca

Successeur : Moctezuma I

traduction carolita du site Pueblos originarios.com Itzcoatl

Sites archéologiques Mayas : Kabáh

codz pop By Hermann Luyken – Self-photographed, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1328140

Mexique, Yucatán

Municipalité : Santa Elena, route puuc, au sud-est d’Uxmal

Apogée du site :entre 750 et 1000 après JC correspondant à l’horizon céramique Cehpech

Superficie du site : 1,2 km2

Kabah/Kabaah = en langue maya, approximativement « main lourde »

Nom alternatif : Kabahaucan = serpent royal dans la main

By Jeffcovey – Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=66608202

La région est habitée depuis le milieu du IIIe siècle avant JC. La plupart de l’architecture visible du site aujourd’hui a été construite du VIIe au XIe siècles.

Sur un linteau au-dessus d’une porte d’un bâtiment la date de 879 est inscrite. C’était sans doute l’époque de l’apogée de la ville.

Kabah sera abandonnée, du moins comme centre cérémoniel plusieurs siècles avant la conquête espagnole du Yucatán.

Un sacbé long de 18 km et large de 5mètres avec des arches aux deux extrémités reliait le site à Uxmal.

Les premières mentions de la cité sont celles de John Lloyd Stephens et Frederick Catherwood en 1842.

Une mention du Chilam Balam de Chumayel cite Kabah sous un nom qui signifie « seigneur à la main forte et puissante ». cela représente probablement la représentation à l’entrée où une sculpture représente un homme tenant un serpent dans sa main.

Teobert Malert appelait la cité Kabahaucan.

La ville s’est formée autour d’un axe allant du nord au sud avec des bâtiments reliés par un réseau de sacbeob.

Les bâtiments étaient regroupés en 2 groupes situés l’un à l’est et l’autre à l’ouest de l’axe principal nord/sud.

Dans le groupe occidental, ou groupe Poniente, Stephens a trouvé le linteau en bois qui a retenu son attention en raison de sa qualité et de sa sculpture. L’objet a été emmené aux Etats-Unis et il a été perdu lors d’un incendie.

L’état actuel du bâtiment se dégrade, sur les murs des pièces composant les constructions il y avait des peintures faites avec des empreintes de mains rouges. C’est pourquoi en langue maya le site reçoit le nom de Dzalkabilkik = lieu des mains de sang.

Pertinence culturelle

By HJPD – Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6492332

Kabah est une zone archéologique située dans la région Puuc, dans la péninsule du Yucatan. Son importance est notable puisque le nom de la ville est mentionné dans le livre du Chilam Balam de Chumayel. Il est communément admis que les sites de la région Puuc occupent une période comprise entre 600 et 900 après J.-C., mais il est indéniable que des sites comme celui de Kabah remontent au moins au début de la période classique. L’une des caractéristiques remarquables de la région est la confluence des styles architecturaux, car bien qu’elle soit située dans la région Puuc, on peut y voir des éléments des styles Petén et Chenes. Chronologie : 600 av. J.-C. à 1000 ap. J.-C.

Arc de triomphe

By Hermann Luyken – Self-photographed, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1509806

Il se trouve près du centre de la ville, à l’entrée ou à la fin du sacbé reliant Kabáh à Nohpat et Uxmal. Il est sans ornementation. Il y a deux moulures au centre. La partie intérieure était peinye en rouge. Il est reconstruit dans les années 1950.

La grande pyramide

Elle a été construite sur une petite élévation complétée par un remplissage servant à construire une structure à plusieurs terrasses. Il reste des vestiges d’un escalier côté sud et quelques habitations.

Le groupe Palacio

Le plus grand bâtiment de la ville a été construit sur une élévation naturelle. Il est relativement bien conservé avec les vestiges de deux escaliers. Il devait avoir environ 30 pièces. On trouve autour de nombreux chultunes (trous de forage pour l’eau de pluie) démontrant l’importance du bâtiment et le grand nombre de personnes qui l’habitaient.

Palacio https://en.wikipedia.org/wiki/Kabah_(Maya_site)#/media/File:0055_Kabah.JPG
édifice nord du palais https://www.wikiwand.com/es/Kabah_(sitio_arqueol%C3%B3gico)
édifice sud du palais https://www.wikiwand.com/es/Kabah_(sitio_arqueol%C3%B3gico)

Le Codz Pop

codz pop By Mesoamerican – Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=35974391

Nom qui peut se traduire par « tapis roulé »

C’est le bâtiment le plus pertinent de Kabáh dont l’autre nom est « palais des mascarons »

Il a été réalisé sur une plateforme artificielle, ses murs sont richement décorés. La façade ouest présente des masques du dieu Chaac dont il y a en dessous un chantournage de serpents entrelacés et au-dessus des masques un décor géométrique à base de triangles.

Devant les masques sur la terrasse qui s’ouvre face au bâtiment il y a un autel qui contient des hiéroglyphes sur le côté. Ce bâtiment démontre l’extrême atteint ici par le style puuc.

Sur l’esplanade s’ouvrant devant le bâtiment deux sculptures presque identiques ont été retrouvées. Peut-être faisaient-elles partie du décor de la façade. L’une d’elle se trouve au Musée Archéologique du Yucatán et l’autre au Musée National d’Anthropologie de Mexico.

Kabah masques de chaac de Catherwood Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=280249

Restaurations

Le Codz Pop et Manos Rojos ont été restaurés en tant qu’éléments essentiels du site.

L’exploration et la restauration ont apporté de nouvelles informations d’ordre politique, rituel et historique qui, avec les nouvelles études céramiques élargissent le cadre chronologique puuc.

La culture puuc n’aurait pas eu une durée limitée à 250 ans comme le suggèrent certains travaux, ses origines sont plus anciennes.

masque de Chaac By Gary Todd – https://www.flickr.com/photos/101561334@N08/9757896922/, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=96279773

Sur le style puuc et les chultunes

Puuc (colline) est le nom maya qui désigne une zone culturelle et un style.

A l’époque classique, les principaux centres Puuc étaient Uxmal, Kabáh, Sayil et Labná mais de nombreux vestiges d’habitations autour de ces centres montrent que la région était densément peuplée.

Dans cette région sèche où les cours d’eau ne circulaient pas, l’occupation humaine a été possible grâce aux cenotes, des puits naturels donnant accès aux eaux souterraines et grâce à l’invention des chultunes utilisés comme citernes.

Ces réservoirs hémisphériques sont creusés dans le sol, ils ont une capacité moyenne de 35.000 à 40.000 litres0 les parois des citernes sont revêtues de ciment imperméable. L’ouverture circulaire est sur la porte supérieure et entourée d’une cuve cimentée en légère déclivité ainsi les eaux de pluie ruissellent et se déversent dans le chultun.

IMAGE du chultun du dieu Chaac à Kabah

Schéma de fonctionnement d’un chultun et vue en coupe. Par Tousleso — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11114261

Sources : wikipedia en espagnol, INAH gob.mex, Les Mayas de Jacques Soustelle, document en français Les fouilles du site de Kabah (Yucatán) saison 1991 HAL open science

Les 400 lapins de l’ivresse du Mexique préhispanique

https://www.mexicodesconocido.com.mx/centzon-totochtin-los-400-conejos-responsables-de-la-ebriedad-con-pulque.html

Les Aztèques, quand ils entrèrent en contact avec des tribus d’agriculteurs adoptèrent le culte des petits dieux de l’abondance des récoltes dont le culte nommé les Quatre Cents Lapins (Centzon Totochtin).

Il s’agissait de divinités locales villageoises présidant aux banquets où étaient célébrées les bonnes récoltes.

La lune à laquelle ces tribus ne rendaient pas de culte particulier passait pour porter sur son disque la forme d’un lapin et ils attribuaient à cet astre la croissance des plantes. D’autres part, les banquets se terminaient souvent par des beuveries, ce qui fait que les lapins sont devenus les dieux de l’octli (le pulque) et de l’ivresse.

représentation de la lune dans différents code mexicains selon González Torres 1972

On les disait « innombrables » ces lapins (c’est ce que signifie le chiffre 400) parce qu’il y a d’innombrables formes d’ivresse, « à chacun son lapin », c’est-à-dire sa façon de s’enivrer affirmait un proverbe populaire.

Dans ce groupe de dieux parmi l’on trouve Ometochtli (Deux Lapins) et Tepoztectal (Celui de Tepoztlán bourgade des Terres Chaudes) avait pour desservir son culte à Mexico un collège de 400 prêtres dont le chef portait le titre d’Ometochtli.

(source pour cette partie Les Aztèques de Jacques Soustelle)

Ometochtli

vase mexica en forme de lapin, qui devait probablement contenir du pulque le lapin étant l’un des symboles du pulque De Maunus, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18207209

En nahuatl, Deux Lapins, ome = deux, tochtli = lapin.

C’est un esprit ou un dieu mineur d’enfants intelligents (Robelo, 1905) et un des 400 esprits ou dieux mineurs des ivrognes.

Les 400 enfants de Patecatl et Mayahuel qui, vénérés sous la forme de lapins étaient en revanche associés à la fertilité des plantes et au vent qui touche les plantes.

Dans la zone archéologique de Tepozteco, au sommet du cerro de Tlahuilteptl a été retrouvé un sanctuaire dédié à ce dieu dont la statue fut détruite par Fray Domingo en 1538.

L’octli

Sur le plan pictural, le pulque était représenté par les Mésoaméricains dans des jarres et des jícaras, avec de la mousse sur le bord et parfois avec un symbole lunaire.

Pour produire de l’octli (pulque) il est nécessaire de suivre le mouvement lunaire car le moment exact pour extraire l’hydromel doit être connu. Pour cette raison, iconographiquement la lune était représentée comme une grande gourde de pulque et sur d’autres images, elle contenait un lapin grattant son intérieur comme s’il s’agissait d’un maguey.

Chacun des lapins avait son propre nom et certains d’entre eux étaient liés à la création du pulque.

Selon la légende, le pulque a été créé dans l’actuelle Huasteca Potosina.

Quelques lapins….

L’un des lapins les plus remarquables était Pahtécatl qui était aussi le dieu de la médecine, du peyotl et de la racine renfermant le pulque.

Il était l’époux de Mayahuel, (la déesse de la fertilité, de l’abondance et de l’ébriété mystique ainsi que de l’agave) et le père des Centzon Totochtin.

Pahtecatl codex Telleriano-Remensis Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1765821
Mayahuel, codex Rios Par Auteur inconnu — Codex Rios, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=771309
Tepoztecatl dans le codex Borgia By Unknown author – This image was created with Adobe Photoshop., Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=24712132

Chacun incarnerait un des états dans lesquels l’alcool nous plonge ; de la joie à la tristesse, de la violence à l’indolence.

Acolhua : « celui qui a des épaules »

Chimalpanécatl : habitant de Chimalpán

Colhuantzincatl : habitant de la montagne courbée

Cuatlapanqui : « celui qui fait », littéralement le « casse tête »

Iyauhtecatl : « le sombre » ou « le noir », une des divinités du pulque et de l’ivresse

Papáztac : « l’énervé »

Teathaluiani : « celui qui fait »

Tepoztécatl : dieu bûcheron à la hache du cuivre tepoztli qui aurait aidé Mayahuel et Pahtécatl à faire fermenter le jus d’agave pour donner du pulque.

Tezcatzoncatl : dieu du vin d’agave et de l’ébriété. « celui qui a les cheveux comme miroir »

Tlaltecayohua : « terre qui tombe »

Tilhua : «  celui qui a l’encre noir ». selon l’Histoire générale des choses de la Nouvelle Espagne, il aurait participé à la première élaboration du pulque.

Toltecatl : « celui ou celle dans les mains de qui on naît »

Tomiyauh : « notre épi de maïs »

Macuiltochtli : « Cinq Lapins ». il symbolise l’excès mais aussi l’excès d’indulgence.

Tequechmecaniani : « le bourreau », « celui qui pend ».

image possible du codex florentin By Unnamed Nahua contributors under leadership of Bernardino de Sahagún – https://www.wdl.org/en/item/10096/view/1/406/, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=85774512

La fête des lapins

Les 400 lapins étaient honorés par une fête tous les 260 jours.

A cette fête connue sous le nom d’Omechotli, toute la population pouvait consommer le pulque ce qui n’était pas bien vu en dehors de cette date.

On croyait que quiconque était né le Tochtli (jour du lapin) serait un ivrogne toute sa vie.

Pendant la fête, il était interdit d’insulter les gens ivres. On les pensait possédés par l’un des 400 lapins et cela pouvait alors offenser le dieu.

En dehors de la fête, l’ivresse était punie de la peine de mort.

Avant les sacrifices, la consommation de pulque était néanmoins autorisée, en temps de guerre ou en tant que rituel, ainsi que pendant la fête des moissons et à la fête du dieu du pulque.

https://neomexicanismos.com/mexico-prehispanico/400-conejos-pulque-centzon-totochtin-leyenda-tochtli-dios-de-la-embriaguez/

Sources : Les Aztèques de Jacques Soustelle, mexicodesconocido.como.mx

Contes animés en langue indigène (et traduits) – Les Lacandons : L’origine des aluxes

Publié le 2 Novembre 2020

L’ORIGINE DES ALUXES

Basé sur un conte traditionnel lacandon.
Langue : Lacandon, Chiapas

Synopsis

Les Lacandons disent que la nuit, dans la selva, on peut entendre des bruits, des rires et des chants. Ce sont les aluxes, de petits êtres qui, par curiosité, sont descendus du ciel et ont été piégés dans la nuit.
 

Version française


On dit que lorsque les dieux ont créé les êtres qui habitent cette terre, ils ont laissé de très petites créatures, les aluxes, incomplètes. Les dieux les ont avertis qu’ils ne devaient pas s’échapper du ciel, car si on leur donnait la lumière du soleil, ils se transformeraient en pierre. Cependant, la nuit venue, ils se sont échappés. Ils étaient si enthousiastes qu’ils n’ont même pas réalisé que c’était l’aube. Ils ont couru se cacher, mais n’ont pas pu revenir.
Ainsi, nuit après nuit, ils ont commencé à construire les pyramides pour se rapprocher du ciel, mais un jour, sans s’en rendre compte, le soleil est apparu et ils ont été transformés en pierre.
Les dieux ont décidé de les aider et de les faire vivre au moins pendant la nuit. Depuis lors, les nuits dans la selva sont bruyantes, avec les rires et les chants des aluxes.
C’est ainsi que les Lacandons le racontent.

traduction carolita de la version espagnole

Version Lacandón

U YAN CHIK’ CHUN CHAN WINIK’

Kusibataj a k’ujop’ chanbeta’ap’ juntu winik’ u p’ato’op maj rak beta’ap’ chan maja winik’.
Tukotor k’uj tok’ arapti’ ma’ u putzur ich ka’an wan ku yek’akta’ti u sasirir k’in ku waya tunich.
Kaj ak’bichaj putzop’.
Jach manan ki’ yorop’ vishik maj yira wan tan u sastar.
Ka’nan yek’akta’op’ u ta’kubaj.maj sutnäjop’
Tu woro ak bi ka tu k’asha u kotor nen k’anan tunich.kiru k’uchur ch’ik k’anan,tan u sastar
maj yira u jok’a k’in rak p’atop’ tu kotor tunich.
K’uj tu ya’ro’op’ u yamtop’ a ak’bir ku kuxtar.
re’jen a ak’bir ya’ap ba’ kut’an ich k’ax ku che’ej yejer u k’ay chan winik.
vishikin sikbätik’ a ten jach winik’kenop’

Version espagnole

Cuentan que cuando los dioses crearon a los seres que habitan esta tierra dejaron incompletas a unas criaturas muy pequeñas, los aluxes. Los dioses les advirtieron que no debían escapar del cielo, pues si les daba la luz del sol se convertirían en piedra. Sin embargo, llegada la noche se escaparon. Fue tanto su entusiasmo que no se dieron cuenta de que amanecía. Corrieron a esconderse, pero ya no pudieron regresar.
Así, noche tras noche comenzaron a construir las pirámides para acercarse al cielo, pero un día sin darse cuenta salió el sol y quedaron convertidos en piedra.
Los dioses decidieron ayudarlos y hacer que, por lo menos, durante la noche cobraran vida. Desde entonces, las noches en la selva son ruidosas, con risas y cantos de los aluxes.
Así lo cuentan los lacandones.

Venezuela – 40 plats typiques de l’état de Falcón

Publié le 13 Janvier 2019

Parmi les boissons, les sucreries, les infusions et les plats culinaires exquis, enrichir le palais des propres et des visiteurs

Parmi les boissons, les sucreries, les infusions et les plats culinaires exquis, enrichir le palais des propres et des visiteurs

Les habitants d’une région se distinguent du reste du monde par leurs coutumes et leurs traditions. Mais peut-être que la nourriture est l’aspect qui peut montrer la véritable essence d’un peuple. Ceci est un échantillon des goûts de ses habitants et des ressources dont ils disposent pour se nourrir.

Falcón a les fruits de la montagne, les poissons de la mer et les influences gastronomiques qui ont traversé cette mer, de sorte que dans les 40 ans de ce journal, 40 plats régionaux sont présentés qui conquièrent les palais des étrangers et sont une autre raison d’être fiers d’être Falconiens.

María Urbina, diplômée en Sciences Sociales de l’Education, section Histoire, a partagé ses connaissances en art culinaire en plus de raconter les coutumes de la cuisine fauconne.

« Il n’y a rien de mieux que de manger une chevreau cuit à la broche ». De nombreux aliments de Falcón ont été hérités de nos ancêtres et d’autres assimilés de différents états ou cultures qui étaient stationnés à Falcón « , explique-t-elle.

Céréales et arepa pelés

La tapirama * et la pira sont des plats traditionnels de Paraguaná, tous deux à base de haricots de forme ovale, très souvent préparés en soupe, qui peuvent être accompagnés de chèvre salée qui est un autre plat typique. Rôtie,  en tarkari ou en ragoût, la chèvre est le plat régional préféré des habitants et des étrangers.

Le quinchoncho est une des spécialités. Le mondongo* de bœuf ou de chèvre, exquis est également ajouté à la liste « et s’il est épais et avec des morceaux c’est  beaucoup mieux ».

L‘arepa* nue ne peut être absente comme compagne principale. Faite de maïs moulu avec un peu de chaux pour ramollir la masse de maïs, puis qui est très bien lavée pour enlever les restes de chaux et donne également un apport important de calcium à l’arepa.

Auparavant, les paysans faisaient de la soupe de lait, cuite avec un peu de sel et les restes d’arepas pelés qui restaient du dîner ou faisaient l’auyama sancochada* accompagnée de crème ou de sérum. Ils faisaient aussi des arepas de millet salés ou sucrés, mais à première vue ils n’étaient pas très agréables en raison de la couleur noire à la cuisson.

Il existe des plats plus traditionnels comme le selse coriano, préparé à partir de la tête de porc en vinaigrette, dans une sorte de marinade. Le maïs ou teco mazamorra est mélangé avec du lait de chèvre ou de vache, devenant ainsi un atole* « Il doit être cuit au bois, c’est un plat traditionnel qui enrichit le palais ».

Homard  et polenta

Les aliments de la mer

Lorsque vous visitez les rives de la mer le long de la côte de Falcón, vous rencontrez des spécialités qui sont exquises, poissons frits, marinade, sudao ou mojito, sont des variantes de restaurants ou de stands de nourriture établis dans les zones. La marinade avec les légumes sautés, un peu de sel, de poivre et d’ail, est dorée dans une poêle avec un peu d’huile, puis on ajoute l’oignon et la julienne de paprika hachés à feu doux.

La polenta, bien qu’elle ne provienne pas d’ici, mais de l’Est, a été adoptée par la région, et est généralement la compagne idéale pour les poissons dans leurs  différentes présentations.

Viandes

La viande rouge est très populaire, l’asadura est un plat emblématique. Il consiste à bien laver les organes de l’animal, à l’assaisonner de nombreuses épices et à le cuire, ce qui en fait un plat unique.

Le sang ou le boudin de bœuf, de chèvre ou de mouton, est aussi très reconnu, il est préparé avec différents petits légumes hachés pour faire un sofrito* avec tous les ingrédients.

Le marrano ne s’échappe pas de la table régionale, il est préparé de différentes manières : frit, en chicharrones* ou grillé. Aussi bien qu’il semble très tendre, le lapin est une délicatesse, surtout rôti et grillé.

L’iguane est un plat remarquable, qu’il soit cuit ou rôti. Le riz avec sesina* est très commun, il se compose de viande très salée avec du riz.

La farce de poule est une spécialité, bien qu’elle exige beaucoup de dévouement, de nettoyer et d’enlever tous les viscères de l’animal, le ris de veau, le foie, le cœur, les tripes  les œufs en formation, tout cela est coupé en morceaux quand ils sont crus, et mélangé avec différents légumes, tels que la ciboulette, paprika, carottes et de préférence pommes de terre, entre autres.

Je ne peux pas oublier le fromage de chèvre ou le fromage de chèvre haché qui est naturel de la péninsule de Paraguaná.

Caramel au lait de chèvre

Bonbons et boissons

Le dessert de Falcón par excellence est la dulce de leche de cabra (caramel au lait de chèvre) et bien qu’il existe de nombreux fabricants, la dulce de leche Ideal Fama, occupe généralement une place d’honneur dans les préférences des clients.

Les paledonia*s sont également délicieuses et peuvent être accompagnées d’un guarapo* de lait à la cannelle et au paperón.  De plus, les conserves de noix de coco, d’arachide et de sésame sont reconnues et très recherchées par les touristes. El debudeque est un gâteau sucré fait avec de la farine de vieux pain et du sucre de panela*.

La dulce de lechosa ou dulce de concha de patilla, qui consiste à enlever la couenne verte et la pulpe blanche de la pastèque qui est coupée en carrés ou en bandes, bouillie avec du papelón, de la cannelle, des clous de girofle et de l’anis doux, cuite à feu doux et peut être accompagnée d’une friandise blanche.  Une autre des sucreries les plus importantes est le riz au lait de chèvre ou de vache. Le cují* est fondamental, puisque les jus et les liqueurs sont fabriqués avec cette plante.

Papelón au citron

Le papelón* au citron est très commun, froid et avec beaucoup de glace c’est une boisson rafraîchissante. Manzanilla est une préparation de fruits de  ponsigué* qui est introduit dans l’aguardiente,* et qui doit être vieilli pendant au moins six mois, semblable à la préparation du mort qui est une boisson forte composée d’aguardiente avec de la viande crue, qui doit être recouvert de sac noir ou de chiffons et enterré jusqu’à la fermentation, résultant en une liqueur douce.

Le cocuy est une boisson qui est obtenue dans les villes les plus importantes de l’état, il provient principalement de la sierra falconiana. Le jus de semeruco* et la liqueur de ce même fruit sont devenus traditionnels.

Les infusions ne peuvent pas manquer : pour l’hypertension artérielle, un thé avec quelques morceaux d’ail, pour obtenir une nuit tranquille des feuilles de cayenne, l’eau d’avoine pour réguler le cholestérol ou comme boisson rafraîchissante. L’infusion de mélisse est utilisée pour combattre la grippe. La gastronomie de Falcón est délicieuse, elle surprend toujours les touristes et remplit de fierté les habitants de la région.

source http://elfalconiano.net/2016/06/40-platos-tipicos-de-la-mesa-falconiana/

traduction carolita de l’article en lien ci-dessous

Notes

* Le quichoncho – pois d’angole, pois-congo, fabacée vivace à graine.

La tapirama – légumineuse ressemblant au haricot noir

* Le mondongo : sorte de soupe de tripes dans la cuisine des Caraïbes.

* L’arepa – spécialité culinaire du Venezuela et de Colombie. Dans le dialecte Cumanagoto, le mot erepa veut dire maïs. Il s’agit d’un pain de maïs de couleur jaune ou blanche.

* l’auyama sancochada –

* Le selse coriano – plat originaire d’Allemagne et qui est devenu un plat typique des régions côtières d’Amérique du sud. Préparé avec de la tête de cochon.

L’atole : boisson chaude sucrée à base de farine de maïs très fine.

Un sofrito : sauce tomate

* Des chicharrones : plat composé de poitrine de porc frite ou de couenne de porc frite.

* La sesina : charcuterie d’origine espagnole similaire au jambon.

Les paledonias : sortes de galettes

* Le guarapo : jus du palmier-dattier

La panela : pain de vesou en français, à base de jus de canne.

* Le cují – prosopis juliflora

* Le papelón ou panela – voir plus haut 

Le ponsigué  – jujubier de Maurice (ziziphus mauritania), espèce fruitière tropicale

* Aguardiente – eau ardente, nom générique espagnol pour désigner des eaux de vie de vin

* Le semeruco : acérola ( Malpighia emarginata)

Dynasties de la vallée de México : Chimalpopoca

Publié le 8 Novembre 2018

Image du manuscrit Tovar , Chimalpopoca tient un sceptre, à sa droite un bouclier fumant.

Aztèque
Il régna entre 1414 et 1428.

Fils de Huitxilíhuitl II et petit-fils de Tezozómoc, Seigneur d’Atzcapotzalco, Chimalpopoca (« Bouclier qui fume« ) a été élu à l’âge de 12 ans.
Leur choix était dû à ses liens familiaux avec Tezozómoc, ce qui pourrait sans aucun doute apporter des avantages aux Mexica, car à la mort du vieil homme, toutes les alliances qui forçaient les Mexica, désireux de se libérer de la soumission à Atzcapotzalco, seraient rompues.

Chimalpopoca a eu plusieurs enfants, dont Xihuitltemoc (« Celui qui descend comme une comète« ) et Tecuhtlehuacatzin. Ce dernier deviendra un conseiller de confiance pour le règne.

Pendant son gouvernement, un aqueduc en bois a été construit qui transportait l’eau potable des sources de Chapultepec à Tenochtitlán. Il a construit une route avec des remblais qui reliaient la ville à Tacuba, mais des coupures et des ponts ont été enlevés pendant la nuit. Il intercéda auprès de Tezozómoc d’Atzcapotzalco pour loger le prince de Texcoco Netzahualcóyotl, dont le père avait été tué par Tezozómoc lui-même.

A cette époque, le contrôle de la vallée de México est disputé entre Tezozómoc et la coalition des peuples sous son commandement, parmi lesquels les Mexica, et l’empire Chichimèque d’Ixtlixóchitl I, tlatoani d’Acolhuacan.

La campagne militaire mettra fin aux Chichimèques et établira une alliance tripartite entre Tezozómoc, Chimalpopoca et Tlacatéotl, souverain de la ville de Tlatelolco.

Après la mort de Tezozómoc, son fils Maxtla lui succéda sur le trône de l’Empire Tépanèque, et c’est alors qu’une série de seigneurs subordonnés s’élevèrent contre l’Empire Tépanèque, tuant Chimalpopoca et d’autres seigneurs Tépanèques et détruisant l’hégémonie de’Atzcapotzalco, qui serait prolongée par un autre centre hégémonique, Mexico-Tenochtitlán. Le chef principal de ces rebelles était Itzcóatl, de la dynastie royale tenochca, qui a succédé à Chimalpopoca (sa victime) à Tenochtitlán.

Règne et conquêtes dans le Codex Mendoza.

Règne Aztèque

Prédécesseur Huitzilihuitl II

Successeur : Itzcoatl

traduction carolita du site Pueblos originarios.com Chimalpopoca